Jean 16, 16

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps, et vous me reverrez. »

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps, et vous me reverrez. »
Louis-Claude Fillion
Encore un peu de temps. Voyez 13, 23 et 14, 19. Dans quelques heures, quand la mort l'aura ravi aux regards des siens ; ou, d'après une autre opinion, tout au plus dans quelques jours, lorsqu'il sera remonté au ciel. - Et vous ne me verrez plus. Au lieu du futur, lisez le présent de l'anticipation, comme aux versets 10 et 17. Les manuscrits א, B, D, L, ont aussi ne...plus ; la Recepta a la simple négation pas. - Et encore un peu de temps. Jésus affecte un langage mystérieux, paradoxal en apparence. Trois opinions se sont formées au sujet de ce second « un peu de temps ». Suivant les Pères grecs, il désignerait le temps qui s'écoula entre la Passion et la Résurrection, et, par suite, les quelques apparitions dont Notre-Seigneur favorisa ses apôtres durant cet intervalle ; mais c'est trop peu dire, évidemment, S. Augustin, le Vén. Bède, Maldonat, etc., passent à un autre extrême, car ils appliquent « un peu de temps » aux longs siècles qui devaient séparer l'Ascension de la fin du monde. Plus communément, et à meilleur titre, on croit que Jésus avait en vue, selon l'interprétation adoptée pour le premier « un peu de temps », le temps de la Résurrection à la Pentecôte, ou même seulement les dix jours de l'Ascension à la Pentecôte. De part et d'autre, cela ne fait qu'un assez court intervalle, qui correspond fort bien aux deux expressions. - Et vous me verrez. Cette fois, le texte original emploie aussi le futur, mais il change l'expression d'une manière significative : au lieu du verbe qui exprime un regard attentif et pénétrant, celui qui marque de la façon la plus générale le phénomène de la vision. Preuve que Jésus ne parlait plus de sa présence physique et matérielle ; c'est sous une forme indirecte et spirituelle, dans son Paraclet, que les apôtres le verront désormais. Cf. 14, 19 et le commentaire (là, cependant, le même verbe voir était répété, deux fois). Voyez aussi 12, 45, où il est dit que les disciples contempleront le Père en Jésus ; ils contempleront pareillement leur Maître dans l'Esprit qu'il leur enverra. - Parce que je m’en vais auprès du Père. Jésus s'en va ; c'est le motif pour lequel, d'une part, les Onze cesseront bientôt de voir Notre-Seigneur ; pour lequel, d'autre part, ils recommenceront bientôt aussi à le contempler sous une forme nouvelle. Cette phrase entière manque dans les manuscrits א, B, D, L ; mais son authenticité est garantie par la grande masse des témoins anciens. C'est à tort que divers critiques la suppriment.
Saint Thomas d'Aquin
2116. Auparavant, le Seigneur a expliqué la première raison donnée pour consoler les disciples, à savoir la promesse de l'Esprit Saint ; ici, il explique la seconde, liée au fait qu'ils le verront de nouveau.

L'Évangéliste présente d'abord la promesse de le voir de nouveau, puis le doute des disciples [n° 2121] ; enfin, il ajoute une réponse pour dissiper ce doute [n° 2125].

La promesse de le voir de nouveau.

2117. Le Seigneur, en leur annonçant son départ, leur promet qu'ils le verront de nouveau ; et s'il leur rappelle si souvent son départ, c'est pour qu'en pensant fréquemment à ce qui va arriver, ils supportent avec plus de patience ce départ, une fois venu.

Le Seigneur présente trois faits propres à les consoler : une absence brève, une présence renouvelée et un départ digne d'honneur.

2118. L'absence certes est brève : UN PEU DE TEMPS ET VOUS NE ME VERREZ PLUS, en comprenant que le UN PEU DE TEMPS se rapporte à VOUS NE ME VERREZ PLUS ; autrement dit : Bientôt je serai enlevé d'auprès de vous par la mort, ET

VOUS NE ME VERREZ PLUS. Mais vous ne devez pas en être accablés de tristesse, parce que ce temps où vous ne me verrez plus sera court, puisque je me relèverai au point du jour) le troisième jour - Cache-toi un peu pour un moment, jusqu'à ce que soit passée l'indignation .

2119. Mais à nouveau je serai présent, car ENCORE UN PEU, c'est-à-dire pendant un certain temps après ma Résurrection, à savoir quarante jours - Il se présenta (...), se faisant voir d'eux pendant quarante jours -, ET VOUS ME VERREZ - Les disciples furent dans la joie à la vue du Seigneur.

2120. Et ceci, puisque je pars d'une manière honorable, PARCE QUE JE VAIS VERS LE PÈRE - Sous leurs regards, il fut élevé.

On peut interpréter autrement, en comprenant que le UN PEU se réfère au temps précédant sa mort, le sens étant alors : UN PEU DE TEMPS, à savoir il y aura un temps où je vous serai retiré, et ce sera le lendemain même - Petits enfants, pour peu de temps encore je suis avec vous -, ET VOUS NE ME VERREZ PLUS, sous-entendu, morte1. Nous lisions en effet : Encore un peu, et le monde ne me voit plus, comme mortel, puisqu'il verra le Christ au jugement venant en majesté ; les disciples, par contre, le voient après la Résurrection, immortel, car Dieu lui a donné de se manifester, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance. Aussi ajoute-t-il : ET ENCORE UN PEU, c'est-à-dire cela durera encore un peu, ET VOUS ME VERREZ, puisqu'il est resté peu de temps dans la mort - Dans un moment d'indignation, je t'ai caché un instant ma face.

On peut encore rapporter le UN PEU DE TEMPS à la durée de toute notre vie, jusqu'au jugement ; nous le verrons alors au jugement et dans la gloire. Et s'il est dit UN PEU DE TEMPS, c'est en comparaison avec l'éternité - Mille ans à tes yeux sont comme le jour d'hier qui est passé, comme une veille dans la nuit. PARCE QUE JE VAIS VERS LE PÈRE, par la Résurrection et l'Ascension - Jésus, sachant qu’était venue son heure de passer de ce monde vers le Père (...)

Le doute des disciples.

2121. Ici, l'Évangéliste expose le doute des disciples. Il présente d'abord les propos qu'ils échangent ; puis il nous donne ce qui amena ce doute ; enfin, il décrit la disposition d'esprit et le sentiment de ceux qui doutent.

2122. Du fait des paroles du Seigneur, les disciples échangeaient entre eux, en disant : QU'EST-CE QU'IL NOUS DIT LÀ : UN PEU DE TEMPS ? On remarque là leur respect à l'égard du Christ, respect si grand qu'ils n'osaient pas l'interroger. Et les anges font de même - Quel est celui qui vient d'Edom, de Bosra, les vêtements teints ? À cela cependant il répond en disant : C'est moi qui proclame la justice, et qui combats pour le salut. Mais par là, il nous est donné à entendre que les disciples n'avaient pas encore une intelligence parfaite des paroles du Christ, soit à cause de la tristesse qui les absorbait, soit à cause de l'obscurité de ses paroles - Êtes-vous encore, vous aussi, sans intelligence ?

2123. L'occasion du doute, c'était l'enchaînement même des paroles, qui semblaient impliquer une certaine contrariété. Car ils comprenaient assez bien ce qu'il dit : VOUS NE ME VERREZ PLUS, et : PARCE QUE JE VAIS VERS LE PÈRE ; mais ce qui suscitait leur doute, c'était qu'alors qu'il allait partir et mourir, ils allaient le revoir peu de temps après. En effet, ils n'avaient pas encore connaissance de la Résurrection, car selon le psaume : Quel est l'homme qui vivra et ne verra pas la mort, et qui arrachera son âme de la main des enfers ? De même, selon le livre de la Sagesse, on ne connaît personne qui soit revenu des enfers.

2124. Et voilà pourquoi ils disent : QU'EST-CE QU'IL DIT : ENCORE UN PEU ? - sous-entendu, ce PEU de temps pendant lequel vous me verrez. Mais dans ce doute ils restaient modestes : NOUS NE SAVONS PAS, disent-ils, DE QUOI IL PARLE. En effet, comme le dit Augustin, il y a certaines personnes qui, ne comprenant pas les paroles de l'Écriture, blasphèment en préférant leur jugement propre à l'autorité de l'Écriture ; tandis que d'autres, modestes, quand elles ne comprennent pas, reconnaissent leur ignorance - Je suis un homme faible et éphémère, et peu capable de comprendre les jugements et les lois. C'est ce que font ici les disciples ; en effet ils ne disent pas : « II a mal parlé », et ne se taisent pas non plus, mais ils attribuent à leur ignorance le fait de ne pas comprendre.

La réponse qui dissipe le doute.

2125. Voici à présent la connaissance que le Christ a de leur doute, puis l'explication qu'il en donne [n° 2127] ; enfin il présente une comparaison [n° 2131].

2126. L'Évangéliste montre en premier lieu comment le doute des disciples est connu du Christ : JÉSUS CONNUT, en vertu de sa divinité, QU'ILS VOULAIENT L'INTERROGER, sur ce dont ils doutaient - Car il savait, lui, ce qu'il y a dans l'homme. - Les hommes voient ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le cœur.

En deuxième lieu, l'Évangéliste montre comment ce doute est manifesté par la parole du Christ, puisqu'IL LEUR DIT : VOUS VOUS DEMANDEZ LES UNS AUX AUTRES - Les premiers événements (...) depuis longtemps je les ai fait entendre, je les ai accomplis tout d'un coup et ils sont arrivés.

2127. Ici le Seigneur explique ce qu'il a dit pour dissiper le doute, sans reprendre expressément les paroles qu'il avait dites, afin de satisfaire ses disciples plus que lui-même. D'abord il montre l'alternance de la joie et de la tristesse ; puis la tristesse intérieure [n° 2129] ; enfin, la joie qui viendra ensuite [n° 2130].

2128. AMEN, AMEN, JE VOUS LE DIS, dans ce peu de temps où vous ne me verrez pas, VOUS VOUS LAMENTEREZ, en poussant un gémissement de douleur, ET VOUS PLEUREREZ, en versant des larmes - Durant la nuit, elle a pleuré en gémissant, c'est le premier aspect, et ses larmes [coulent] sur ses joues, c'est le deuxième aspect. - Que ta voix se repose de ses pleurs, et tes yeux de leurs larmes.

2129. Leur tristesse intérieure, elle, sera en contraste avec l'allégresse du mondeLE MONDE, LUI, SE RÉJOUIRA. On peut le comprendre particulièrement du temps de la Passion du Christ, où LE MONDE, c'est-à-dire les scribes et les pharisiens, SE RÉJOUIRA de la mise à mort du Christ - Le voilà, le jour que nous attendions : nous l'avons trouvé, nous l'avons vu. Ou bien LE MONDE, c'est-à-dire les mauvais qui sont dans l'Église, SE RÉJOUIRA de la persécution des saints - Et ceux qui habitent sur la terre se réjouiront à cause d'eux et seront en fête. Ou bien LE MONDE pris universellement, c'est-à-dire les hommes qui vivent d'une manière terrestre, SE RÉJOUIRA dans les réalités de ce monde - Ce n'est que joie et allégresse : on tue des veaux, on égorge des béliers, on mange des viandes et on boit du vin.

Vient ensuite la tristesse des disciples : ET VOUS, VOUS SEREZ TRISTES, à cause des souffrances que vous endurerez dans le monde, ou plutôt de ma mise à mort. C'est ainsi que les saints eux-mêmes s'attristent des souffrances que le monde leur inflige, et des péchés - Car la tristesse qui est selon Dieu produit pour le salut une pénitence stable.

2130. Mais la tristesse est suivie de l'allégresse, puisque VOTRE TRISTESSE, celle que vous aurez lors de la Passion, SE CHANGERA EN JOIE, à la Résurrection - Les disciples furent dans la joie à la vue du Seigneur. Et d'une manière générale la tristesse de tous les saints se changera en la joie de la vie et de la gloire futures - Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. - Ils s'en allaient, ils s'en allaient tout en pleurs, en jetant la semence ; ils viendront, ils viendront débordant de joie, en portant leurs gerbes. En effet, lorsque c'est le temps de mériter, les saints pleurent en semant ; mais au temps de la récompense, ils se réjouiront en récoltant.

2131. Ici le Seigneur propose une comparaison, puis il l'applique à ses disciples [n° 2134]. Il fait une comparaison avec la femme qui enfante ; il expose donc la tristesse de la femme face à l'accouchement, puis son allégresse devant celui qu'elle a enfanté [n° 2133].

2132. Il dit donc, quant au premier point : LA FEMME, QUAND ELLE ENFANTE, A DE LA TRISTESSE, une tristesse sensible, et la plus grande, PARCE QUE SON HEURE, celle de la douleur, EST VENUE - Ils ont ressenti comme les douleurs d'une femme qui enfante. Par cette douleur est signifiée la douleur de la Passion du Christ, qui fut la plus grande douleur - Ο vous tous qui passez par le chemin, regardez, et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur. De même cela nous fait comprendre celle des saints faisant pénitence pour les péchés - Comme une femme enceinte, sur le point d'enfanter, souffre et crie dans ses douleurs, tels nous étions devant toi, Seigneur.

2133. Ici, le Seigneur expose la joie de la délivrance. Car l'enfantement est suivi d'une double joie : celle d'être délivrée de la douleur, et elle est grande, mais une autre plus grande encore, celle de la naissance de l'enfant. Et assurément cette dernière joie est très grande si l'enfant est de sexe masculin, car le mâle est quelque chose de parfait, alors que la femelle est quelque chose d'imparfait et d'incomplet- Avant d'être en travail, elle a enfanté, avant que lui viennent les douleurs elle a accouché d'un mâle. Et selon la Genèse, quand Sarah conçut, elle dit : Dieu m'a donné de quoi rire, et quiconque l'apprendra en rira avec moi. Aussi le Seigneur dit-il : MAIS QUAND ELLE A DONNÉ NAISSANCE À L'ENFANT, ELLE NE SE SOUVIENT PLUS DE SON AFFLICTION, dans sa joie d'être délivrée de la douleur, et plus encore, À CAUSE DE LA JOIE DE CE QU'UN HOMME EST NÉ DANS LE MONDE.

Cette similitude convient bien pour le Christ qui, en souffrant, nous a délivrés des afflictions de la mort, et qui, régénérant l'homme, en a fait un homme nouveau, c'est-à-dire qui retourne à la nouveauté de la vie et de la gloire qui n'était pas encore connue des hommes. Aussi ne dit-il pas : « Un enfant est né », mais : UN HOMME EST NÉ DANS LE MONDE ; puisque le Christ lui-même, étant homme, ressuscitait nouveau d'entre les morts, comme un enfant.

Elle convient de même à l'Église, qui chemine dans la nouveauté de la vie en l'Église militante. Et le Seigneur ne dit pas : « II n'y aura plus d'affliction », mais : ELLE NE SE SOUVIENT PLUS DE SON AFFLICTION ; car même si les saints se rappelleront les misères qu'ils ont souffertes, lorsqu'ils seront dans la béatitude de la gloire, cependant ils n'expérimenteront plus rien de ces misères dans leur affectivité.

2134. Ici, le Seigneur applique la comparaison. En premier lieu à la tristesse présente, celle qu'éprouvaient alors les Apôtres : VOUS DONC AUSSI, MAINTENANT, c'est-à-dire à l'heure de la Passion, VOUS AVEZ DE LA TRISTESSE, à cause de ma mort - Quels sont ces propos que vous échangez entre vous, et pourquoi êtes-vous tristes ? Ou bien : MAINTENANT, c'est-à-dire dans toute la vie présente, VOUS AVEZ DE LA TRISTESSE. Plus haut : Vous vous lamenterez et vous pleurerez.

MAIS DE NOUVEAU JE VOUS VERRAI, ET VOTRE CŒUR SERA DANS LA JOIE, ET VOTRE JOIE, NUL NE VOUS L'ENLÈVERA. (16, 22)

En second lieu, il applique la comparaison à leur joie future. Il leur promet premièrement qu'ils le verront, lorsqu'il dit : MAIS DE NOUVEAU JE VOUS VERRAI, ce qui revient à dire : « Vous me verrez », puisque nous ne pouvons pas le voir si lui-même ne se montre. Toutefois, il ne dit pas : « Vous me verrez », mais JE VOUS VERRAI, parce que le fait de se montrer lui-même vient de sa miséricorde, qui est signifiée par son regard. Il dit donc : MAIS DE NOUVEAU JE VOUS VERRAI, c'est-à-dire je vous prendrai auprès de moi de manière à être vu de vous, ou encore, je vous visiterai, à la Résurrection et dans la gloire future - Tes yeux verront le roi dans sa beauté.

Le Seigneur promet ensuite la joie du cœur et l'exultation : ET VOTRE CŒUR SERA DANS LA JOIE, à savoir celle de me voir à la Résurrection. Aussi l'Église chante-t-elle : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons et soyons dans l'allégresse. ET VOTRE CŒUR SERA DANS LA JOIE également à cause de la vision de la gloire - Tu m'empliras d'allégresse près de ta face. - Alors tu verras, tu t'épancheras, tu seras dans l'admiration et ton cœur se dilatera. Pour tout être, en effet, il est naturel de trouver sa joie dans la contemplation de la réalité aimée. Or personne ne peut voir l'essence divine s'il ne l'aime - Et il annonce à son ami que la lumière est son partage. Voilà pourquoi il est nécessaire que cette vision donne lieu à la joie - Vous le verrez, en le connaissant par l'intelligence, et votre cœur se réjouira ; et cette joie elle-même rejaillira jusque sur le corps, lorsqu'il sera glorifié ; aussi Isaïe enchaîne-t-il : Et vos os seront florissants comme l'herbe. - Entre dans la joie de ton Seigneur.

Enfin le Seigneur leur promet une joie qui durera toujours, lorsqu'il dit : ET VOTRE JOIE, celle que vous aurez à cause de moi à la Résurrection - Je me réjouirai d'une grande joie dans le Seigneur -, NUL NE VOUS L'ENLÈVERA comme le firent auparavant les Juifs par la Passion, puisque ressuscitant des morts, le Christ ne meurt plus ; la mort sur lui n'aura plus d'empire. Ou encore, VOTRE JOIE, la joie de jouir de la gloire, NUL NE VOUS L'ENLÈVERA, puisqu'elle ne peut être perdue et qu'elle est perpétuelle - Une allégresse éternelle sera sur leur tête. Cette joie, en effet, nul ne se l'enlèvera lui-même par le péché, puisque là, la volonté de chacun aura été confirmée dans le bien ; et personne non plus n'enlèvera cette joie à un autre, puisqu'il n'y aura là aucune violence et que nul ne portera préjudice à un autre.