Jean 15, 22
Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais à présent ils sont sans excuse pour leur péché.
Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais à présent ils sont sans excuse pour leur péché.
Cette ignorance du monde ne
saurait l’excuser, car elle est volontaire et grandement coupable. Dans ces versets (versets 22-25) qui
contiennent quelques-unes des plus terribles paroles qu’il ait prononcées, le Sauveur met en relief toute
l’étendue du crime des mondains incrédules : ils sont demeurés insensibles à ses divins enseignements,
détestant son père aussi bien que lui (versets 22-23) ; ils n’ont pas même accepté la démonstration, plus
saisissante pour des âmes grossières, de ses œuvres incomparables (verset 24) ; en eux, du reste, s’accomplit
une terrible prophétie des saints Livres (verset 25). - 1° Insensibilité du monde à la prédication de
Jésus-Christ. - Si je n’étais pas venu : sur la terre, au milieu des hommes, par l’Incarnation. - Et que je ne
leur eusse pas parlé (pronom accentué) : ces mots sont également dominés par la négation « non ». Nous
savons tout ce que le simple verbe grec traduit ici par parlé exprime de beautés et de perfections. Cf. 7, 16.
Comment le monde n’avait-il pas compris ? - Ils n’auraient pas de péché. C’est évident ; car si cette double
hypothèse se fût réalisée, l’ignorance aurait été involontaire. La locution pas de péché est propre à S. Jean.
Cf. verset 24 ; 9, 41 ; 19, 11 ; 1 Joan. 1, 8. - Mais maintenant. Avec beaucoup d’emphase ; cette formule
introduit une antithèse frappante. De même au verset 24. Maintenant que ma parole leur a si clairement
manifesté ce que je suis. - Ils n’ont pas d’excuse de leur péché. Leur péché est un péché contre l’Esprit saint,
qui ne saurait mériter de pardon. Le substantif grec πρόφασιν (excuse, prétexte) n’est employé qu’en cet
endroit du Nouveau Testament.