Jean 14, 3
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Vivre au ciel c’est " être avec le Christ " (cf. Jn 14, 3 ; Ph 1, 23 ; 1 Th 4, 17). Les élus vivent " en Lui ", mais ils y gardent, mieux, ils y trouvent leur vraie identité, leur propre nom (cf. Ap 2, 17) :
Je vous aurai
préparé une place. Jésus réitère cette pensée consolante, pour y rattacher une autre perspective d'avenir plus
consolante encore. La conjonction et est certainement authentique, quoique omise par les manuscrits A, Δ,
etc. - Je reviendrai. Le présent est pittoresque et ajoute à la certitude de la promesse. De nouveau fait
allusion à l'avènement antérieur de l'Incarnation. - Et je vous prendrai. « Remarquez le changement de
temps. Les mots avec moi marquent une union à la personne même de Jésus, idée que contenait déjà le verbe
je prendrai. Après une courte séparation, les apôtres devaient donc retrouver, et d'une façon beaucoup plus
intime, cette présence bien aimée dont ils avaient goûté les charmes durant trois ans. On voit par là que la
promesse « Je reviendrai » ne doit pas s'entendre de la fin des temps, mais d'un avenir rapproché : à la mort
de chacun des disciples (voyez une bien belle réalisation pour S. Étienne, Act. 7, 55). Et cela est précisément
indiqué par le futur : Jésus vient sans cesse et il est perpétuellement présent à son Église ; mais il introduit
ses amis au ciel l'un après l'autre, au temps voulu par la Providence. - Afin que... Motif pour lequel il viendra
chercher ses disciples, et résultat final obtenu pour eux. - Là où je suis (l'adverbe et le pronom sont très
accentués) : au ciel, dans la maison de son Père (v. 2). - Vous y soyez aussi (nouvelle emphase). II ne veut pas
jouir sans eux de sa gloire et de son bonheur. Actuellement il ne saurait les conduire au ciel avec lui, mais
alors il se les réunira pour toujours.
Comme il avait dit à Pierre: «Vous ne pouvez pas me suivre maintenant», et qu'ils pouvaient craindre d'être pour toujours séparés de lui, il ajoute: «Et lorsque je m'en serai allé, et vous aurai préparé une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous soyez aussi». Quoi de plus propre que ce langage pour leur inspirer une vive confiance en lui?