Jean 10, 33

Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »

Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Louis-Claude Fillion
Les Juifs lui répondirent (« disant », ajouté par la Recepta, manque dans les anciens manuscrits). Les Juifs refusent dédaigneusement de reconnaître qu'ils se sont mis dans leur tort en attaquant Jésus. - Pour une bonne œuvre (Περὶ καλοῦ ἔργου). Ils reprennent son expression, qu'ils placent à leur tour en avant de la phrase d'une manière emphatique. - Mais pour un blasphème : pour une chose qui est tout à fait l'opposé d'un καλοῦ ἔργου. - La conjonction et n'introduit pas un nouveau grief ; elle est simplement explicative. Les Juifs vont dire en quoi consiste le blasphème qu'ils reprochent à Notre -Seigneur. - Étant homme : tous les mots sont fortement accentués. N'étant qu'un homme ordinaire, vous vous faites Dieu. Cf. 5, 18 ; 8, 53.
Alcuin d'York
C'est-à-dire, les guérisons des infirmes, l'éclat de ma doctrine et de mes miracles, dont mon Père était le principe comme je vous l'ai déclaré, parce que j'ai toujours cherché sa gloire, pour laquelle donc de ces œuvres me lapidez-vous ? Ils sont forcés de reconnaître la multitude des bienfaits dont Jésus-Christ les a comblés, mais ils relèvent comme un blasphème ce qu'il a dit, qu'il était égal à son Père : « Les Juifs lui répondirent : Ce n'est pas pour aucune bonne œuvre que nous vous lapidons, mais à cause de votre blasphème, » etc.