Matthieu 27, 43
Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »
Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »
Abusant d'une manière indigne des Saintes Écritures, les prêtres et les
Docteurs juifs osent citer dérisoirement contre Jésus un passage du Psaume 21, qui était généralement
regardé comme messianique. On lit au v. 9 de ce cantique, d'après les Septante et la Vulgate : « Il a espéré au
Seigneur, qu'il le délivre ! Qu'il le sauve, puisqu'il l'aime ! » Travestissant la pensée, ils mettent un « si »
plein d'ironie à la place du « car » tout à fait affirmatif du texte. Qu'il le délivre, s'il l'aime ! Mais,
pensaient-ils, il se gardera bien de le délivrer. - S'il l'aime. Le verbe hébreu correspondant signifie tout à la
fois vouloir et aimer. - Car il a dit… Se reportant aux assertions personnelles de Jésus, les Sanhédristes les
mentionnent pour insinuer qu'elles sont entièrement fausses, Dieu le laissant mourir sur la croix ; ce qui
n'arriverait pas s'il était vraiment le Messie.
2861. De même, ils lui reprochent de s’être dit le Fils de Dieu : IL A COMPTÉ SUR DIEU ; QUE DIEU LE DÉLIVRE S’IL LE VEUT ! Ps 21[22], 9 : Il a espéré dans le Seigneur. Qu’Il le délivre, qu’Il le sauve, s’Il le veut ! [Dieu] aurait pu le libérer s’il l’avait voulu. Mais il ne le voulait pas, car il voulait l’exposer à la mort pour un temps, afin de nous assurer le salut et de lui [rendre] honneur. Ainsi s’accomplit ce qui est dit en Jr 15, 10 : Tous ont mal parlé de moi.
O hommes profondément corrompus, est-ce que les prophètes et les justes avaient cessé d'être prophètes et justes, parce que Dieu ne les a pas délivrés du danger? Or, si les épreuves et les souffrances, que vous avez accumulées sur leur tête, n'on t pu en rien obscurcir leur gloire, combien moins les souffrances de cet homme devaient-elles vous scandaliser, car toutes ses paroles tendaient à éloigner ces doutes de votre esprit. «Il a dit: Je suis le Fils de Dieu». Ils veulent persuader par là qu'il a été condamné pour avoir voulu séduire et tromper, et comme un homme plein d'orgueil qui se glorifie dans ses vaines préten tions. Or, non-seulement les Juifs et les soldats, qui étaient au bas de la croix, en faisaient l'objet de leurs risées, mais aussi, à ses côtés, les voleurs qui étaient crucifiés avec lui: «Les voleurs qui étaient crucifiés avec lui lui faisaient les mêmes reproches».