Matthieu 22, 29
Jésus leur répondit : « Vous vous égarez, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu.
Jésus leur répondit : « Vous vous égarez, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu.
Jésus leur répondit. On ne sait qu’admirer le plus, de la patience ou de
la sagesse de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la réponse qu’il fait aux Sadducéens. Il n’y a rien de rebutant
dans les paroles qu’il leur adresse : ce sont de malheureux égarés, gravement coupables sans doute, mais qui
du moins se montrent tels qu’ils sont et qui ne cherchent pas, comme les Pharisiens, à se couvrir d’un
masque hypocrite. A eux aussi toutefois le Sauveur dira franchement leurs vérités. - Dans l'erreur, s’écrie-t-il
d’abord : leur refus de croire à la résurrection les établissait en effet, non seulement dans un état d’erreur,
mais encore dans un état de véritable hérésie. Jésus leur indique ensuite les deux motifs pour lesquels ils se
trompent d’une manière si grossière sur le point en litige : 1° Ne comprenant ni les Écritures, ils ignorent les
Saintes Écritures dans lesquelles la doctrine de la résurrection est si clairement affirmée ; 2° Ni la puissance
de Dieu, ils ignorent la puissance de Dieu, devant laquelle tous les obstacles disparaissent.
2261. La réponse vient ensuite. Premièrement, [le Seigneur] montre l’erreur et la raison de celle-ci ; deuxièmement, il suggère la vérité.
[Matthieu] dit donc : JÉSUS LEUR RÉPONDIT : «VOUS ÊTES DANS L’ERREUR, c’est-à-dire, vous avez une mauvaise opinion. Sg 2, 21 : Ils pensaient et se trompaient. En effet, il les aveugla dans leur malice. Et quelle est la cause de l’erreur ? [VOUS] NE CONNAISSEZ PAS LES ÉCRITURES. Ils ne méditaient donc pas les commandements de Dieu. Ps 118[119], 100 : J’ai dépassé les anciens en intelligence, parce que j’ai cherché tes commandements. Celui qui médite les commandements de Dieu peut donc éviter les erreurs. Ainsi, Jn 5, 39 : Vous avez scruté les Écritures. Mais ceux-ci ne les scrutaient pas ; ils se trompaient donc, comme le font certains qui comprennent mal. De même, certains qui ne connaissent pas la puissance de Dieu et veulent mesurer la puissance de Dieu à l’aune des choses inférieures. Rm 1, 20 : Ce qui est invisible de Dieu se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres.
[Matthieu] dit donc : JÉSUS LEUR RÉPONDIT : «VOUS ÊTES DANS L’ERREUR, c’est-à-dire, vous avez une mauvaise opinion. Sg 2, 21 : Ils pensaient et se trompaient. En effet, il les aveugla dans leur malice. Et quelle est la cause de l’erreur ? [VOUS] NE CONNAISSEZ PAS LES ÉCRITURES. Ils ne méditaient donc pas les commandements de Dieu. Ps 118[119], 100 : J’ai dépassé les anciens en intelligence, parce que j’ai cherché tes commandements. Celui qui médite les commandements de Dieu peut donc éviter les erreurs. Ainsi, Jn 5, 39 : Vous avez scruté les Écritures. Mais ceux-ci ne les scrutaient pas ; ils se trompaient donc, comme le font certains qui comprennent mal. De même, certains qui ne connaissent pas la puissance de Dieu et veulent mesurer la puissance de Dieu à l’aune des choses inférieures. Rm 1, 20 : Ce qui est invisible de Dieu se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres.
Il sont donc dans l'erreur, parce qu'ils ne connaissent pas les Écritures, et cette igno rance est cause qu'ils ne comp rennent pas la puissance de Dieu.
Il leur reproche d'ignorer deux choses: premièrement les Écritures; secondement la puissance de Dieu, qui est le principe de la résurrection et de la vie nouvelle qui doit la suivre. Ou bien le Sauveur, en reprochant aux sadducéens de ne pas connaître la puissance de Dieu, leur reproche de ne pas le connaître lui-même, car il était la puissance de Dieu, et ils ne le connaissaient point, parce qu'ils ignoraient les Écritures qui lui rendent témoignage. Ils ne pouvaient, par conséquent, croire la résurrection dont il devait être l'auteur. On peut demander si le Sau veur, en adressant ces reproches aux sadducéens: «Vous êtes dans l'erreur en ne comprenant point les Écritures», veut dire qu'on lit dans l'Écriture les paroles suivantes: «Après la résurrection les hommes n'auront point de femmes», etc. On ne trouve point ces paroles dans l'Ancien Testament; mais nous répondons qu'elles s'y trouvent, sinon en termes exprès, du moins au sens moral, en termes figuratifs, car la loi étant l'ombre des biens à venir ( He 10,1 ), on doit entendre surtout des noces spirituelles ce qu'elle dit des maris et de leurs femmes. Je ne trouve nulle part non plus dans l'Écriture ces autres paroles: «Après leur mort, les saints seront comme les anges de Dieu», à moins toutefois qu'on ne les prenne dans un sens figuré, d'après ces autres passages: «Vous irez vers vos pères», ( Gn 15,15 ) et encore «Il fut réuni à son peuple». ( Gn 25,8 Gn 25,17 Gn 35,29 Gn 49,32 ). D'autres disent que Jésus leur reprochait de ne pas lire les Écritures différentes de la loi, et d'être pour cela dans l'erreur; d'autres enfin prétendent qu'ils ne connaissaient pas les Écritu res que contienne la loi de Moïse, parce qu'ils n'en cherchaient pas le sens divin.