Matthieu 22, 19
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Après leur avoir montré qu’il connaît tout ce qui se passe dans leurs cœurs, il répond, mais d’une manière
bien inattendue, à la question qu’ils lui ont posée. Ils se troublent et pâlissent sous son regard accusateur ;
mais sans leur faire d’autre reproche, il leur demande, avec un calme majestueux et divin, la monnaie du
tribut, une des pièces de monnaie dont ils se servaient pour payer le tribut à l’empereur. - Un denier : on lui
présente un denier romain ; voir Matth. 18, 38 et le commentaire.
2252. En premier lieu, donc, il pose une question ; en second lieu, il tire la vérité de la réponse.
Premièrement, il s’enquiert de la pièce de monnaie ; en second lieu, de l’effigie (il voulait en effet montrer ce qu’il pensait au moyen des sens). Pr 14, 6 : L’enseignement des sages est facile.
[Le Seigneur] dit : MONTREZ-MOI LA MONNAIE DE L’IMPÔT, c’est-à-dire le denier qui était donné en impôt. Ce denier valait dix deniers courants et chacun acquittait un denier.
Premièrement, il s’enquiert de la pièce de monnaie ; en second lieu, de l’effigie (il voulait en effet montrer ce qu’il pensait au moyen des sens). Pr 14, 6 : L’enseignement des sages est facile.
[Le Seigneur] dit : MONTREZ-MOI LA MONNAIE DE L’IMPÔT, c’est-à-dire le denier qui était donné en impôt. Ce denier valait dix deniers courants et chacun acquittait un denier.
La Judée, qui avait été récemment soumise à la puissance romaine sous César Au guste, en était devenue tributaire depu is le recensement général de l'empire. Il y avait donc grande division parmi le peuple: les uns disaient qu'il fallait payer le tribut aux Romains, parce qu'ils portaient les armes pour la défense de la Judée, et pour assurer la paix et la sûreté géné rale; les pharisiens, au contraire, qui se complaisaient dans leur justice, s'efforçaient de per suader que le peuple de Dieu, qui d'ailleurs payait la dîme, les prémices et les autres tributs marqués par la loi, ne devait pas être soumis à des lois humaines. Or, César Auguste avait éta bli pour roi des Juifs Hérode, fils d'Antipater, qui était un étranger et un prosélyte, pour diriger la perception de l'impôt, et gouverner la Judée sous la dépendance de l'empire. Les pharisiens envoient donc leurs disciples avec les hérodiens, c'est-à-dire avec les soldats d'Hérode, dont ils se moquaient, parce qu'ils payaient le tribut aux Romains, et qu'ilS appe laient par mépris hérodiens et gens étrangers au culte du vrai Dieu.