Matthieu 21, 8
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Tous les préparatifs sont terminés et le
cortège se met en marche, formant une procession glorieuse ; mais dans cette marche triomphale il n’y a rien
de politique ni de profane, les moindres détails manifestent au contraire un caractère franchement religieux,
le seul du reste qui fût digne du Messie. L’évangéliste a décrit avec amour tous les traits de cette scène
unique. Il nous montre d’abord l’assistance nombreuse qui se pressait autour de Jésus, une foule nombreuse :
c’étaient des Juifs venus de toutes les régions de la Palestine à Jérusalem pour y célébrer la Pâque ; ils étaient
allés au-devant de Jésus à Béthanie et ils l’accompagnent jusqu’au temple au milieu des marques les plus
touchantes de leur foi et de leur amour. - Étendit ses vêtements... Les plus rapprochés du Sauveur enlèvent
leur Mehîl, comme avaient fait les deux disciples, v. 7, et ils les étendent au milieu de la route sur son
passage comme des tapis. C’était là une manifestation tout orientale dont nous trouvons des traces dès
l’époque de Jéhu, Cf. 4 Reg. 9, 13, et qui s’est conservée jusqu’à nos jours. Le Dr Robinson raconte en effet qu’en 1834 le consul anglais de Damas s’étant rendu à Bethléem, les habitants de cette ville, qui s’étaient
révoltés contre les Turcs et qui redoutaient les représailles les plus terribles, allèrent au-devant de lui pour
implorer sa protection et se mirent à étendre leurs vêtements sous les pieds de son cheval, de la façon la plus
spontanée ; Palæstina, t. 2, p. 383. Nous lisons dans les Antiquités de l’historien Josèphe, 2. 8, 5, que les
Juifs rendirent le même honneur à Alexandre-le-Grand quand il fit son entrée à Jérusalem. - D'autres
coupaient... La route était, sur tout le parcours, bordée d’oliviers et d’autres arbres touffus auxquels il était
aisé d’enlever quelques rameaux sans leur nuire : chacun se munit d’une branche en signe de joie. On
répandit aussi des feuilles sous les pas de Jésus comme nous faisons encore au jour de la Fête-Dieu. On avait
fêté de la même manière le héros juif Judas Machabée, le jour où il avait purifié le temple après l’avoir repris
aux infidèles. Cf. 2 Mach. 10, 7.
2157. ALORS LES GENS EN TRÈS GRAND NOMBRE ÉTENDIRENT LEURS MANTEAUX SUR LE CHEMIN. Après avoir précisé le service des disciples, [Matthieu] précise la gloire [manifestée à Jésus] par les foules. Et, en premier lieu, la gloire qu’elles lui manifestent par leurs actes ; en second lieu, qu’elles lui manifestent par la parole, en cet endroit : ET LES FOULES… CRIAIENT [21, 9].
En premier lieu, ILS ÉTENDAIENT LEURS MANTEAUX ; en second lieu, DES BRANCHES D’ARBRES. Et pourquoi ? Pour lui rendre honneur, comme la route suivie par les grands hommes est recouverte. Aussi, parce que c’est un chemin pierreux ; ainsi, pour qu’il ne se blesse pas, ils recouvraient [le chemin].
2158. Au sens mystique, les disciples étendirent leurs manteaux sur l’ânesse. Ceux-ci signifient les vertus qu’ils avaient reçues de Dieu et qu’ils ont communiquées aux Gentils et aux Juifs. Mais les manteaux des foules sont les dispositions de la loi qui ont été enlevées à cause du Christ. Ph 3, 7 : Ce qui était pour moi un profit, je l’ai estimé un préjudice à cause du Christ. De même, par les manteaux [sont signifiés] les corps. Ap 3, 4 : À Sardes, quelques-uns des tiens n’ont pas souillé leurs vêtements. Les premiers qui étendirent leurs manteaux sur le chemin furent donc les premiers martyrs. Rm 12, 19 : Ne vous défendez pas vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez la colère s’exercer.
D’AUTRES COUPAIENT DES BRANCHES AUX ARBRES. Celles-ci sont les branches qui devaient fructifier, par lesquelles les saints pères sont signifiés. Celui-là donc coupa des branches qui les convertit au Christ. Ps 1, 3 : Il sera comme un arbre planté sur le bord d’un cours d’eau.
En premier lieu, ILS ÉTENDAIENT LEURS MANTEAUX ; en second lieu, DES BRANCHES D’ARBRES. Et pourquoi ? Pour lui rendre honneur, comme la route suivie par les grands hommes est recouverte. Aussi, parce que c’est un chemin pierreux ; ainsi, pour qu’il ne se blesse pas, ils recouvraient [le chemin].
2158. Au sens mystique, les disciples étendirent leurs manteaux sur l’ânesse. Ceux-ci signifient les vertus qu’ils avaient reçues de Dieu et qu’ils ont communiquées aux Gentils et aux Juifs. Mais les manteaux des foules sont les dispositions de la loi qui ont été enlevées à cause du Christ. Ph 3, 7 : Ce qui était pour moi un profit, je l’ai estimé un préjudice à cause du Christ. De même, par les manteaux [sont signifiés] les corps. Ap 3, 4 : À Sardes, quelques-uns des tiens n’ont pas souillé leurs vêtements. Les premiers qui étendirent leurs manteaux sur le chemin furent donc les premiers martyrs. Rm 12, 19 : Ne vous défendez pas vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez la colère s’exercer.
D’AUTRES COUPAIENT DES BRANCHES AUX ARBRES. Celles-ci sont les branches qui devaient fructifier, par lesquelles les saints pères sont signifiés. Celui-là donc coupa des branches qui les convertit au Christ. Ps 1, 3 : Il sera comme un arbre planté sur le bord d’un cours d’eau.
Le Seigneur, monté sur l'ânon, se dirige vers Jérusalem, parce que celui que Dieu a chargé du gouvernement de l'Église ou de la direction de l'âme fidèle, doit la conduire en ce monde, et l'introduire après cette vie dans la vision de la patrie céleste. Les Apôtres et les docteurs qui les suivirent, ont placé leurs vêtements sur l'ânesse; car ils ont transmis aux na tions la gloire qu'ils avaient reçue de Jésus-Christ. La multitude étendait ses vêtements sur le chemin; car ceux qui, parmi les circoncis, embrassèrent la foi, renoncèrent à la gloire qui vient de la loi. Ils coupaient des branches d'arbres, car ils cueillirent dans les prophètes, comme sur des arbres couverts de verdure, les témoignages favorables au Christ. Ou bien, cette foule qui étend ses vêtements sur le chemin, ce sont les martyrs qui livrèrent à la mort, pour Jésus-Christ, leurs corps, vêtements de leurs âmes; ou bien encore, ceux qui domptent leurs corps par l'abstinence. Ceux qui coupent des branches d'arbres sont ceux qui étudient les enseigne ments et les exemples des saints Pères pour leur salut ou celui de leurs enfants.
Cette grande multitude de peuples qui était venue de Jéricho à la suite du Sauveur, étendit ses vêtements sur le chemin, et le joncha de branches d'arbres comme le raconte l'auteur sacré: «Une grande multitude étendit ses vêtements»,etc. ils les étendirent là où l'âne devait passer pour qu'il ne vînt point à se heurter contre les pierres, à marcher sur les épines, ou à tomber dans un fossé.