Matthieu 21, 46
Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Cherchant à se saisir de lui. Ils pensent un instant à se saisir de sa
personne pour exécuter l’arrêt de mort qu’ils avaient porté depuis longtemps contre lui ; mais la crainte les
retient. En recourant aux voies de fait, ils ont peur de s’attirer la colère de la foule qui est visiblement
disposée en faveur de leur ennemi, elle le prend en effet pour un prophète, Cf. v. 11, et il est probable qu’elle
le défendrait par la force si on essayait de l’arrêter sous ses yeux.
2217. Puis suit la méchanceté : TOUT EN CHERCHANT À L’ARRÊTER, ILS CRAIGNAIENT LES FOULES, CAR ELLES LE TENAIENT POUR UN PROPHÈTE. Et cela est clair.
Et cependant nous voyons tous les jours se renouveler cette crainte de ceux qui appréhendent de se saisir de Jé sus, lorsqu'un chrétien, qui ne l'est que de nom, n'ose, par un sentiment de honte, ou parce qu'il craint les gens de bien qui l'entourent, attaquer l'unité de la foi et de la paix qu'il déteste dans son coeur.
Quoique le coeur des Juifs fût endurci par l'incrédulité, ils comprenaient cependant que toutes ces paroles du Sauveur étaient dirigées contre eux. «Et les princes des prêtres, ayant entendu»,etc.
Telle est la différence des hommes de bien d'avec les méchants: l'homme de bien qui est surpris en faute s'afflige, parce qu'il a péché; le méchant, au contraire, est furieux, non pas d'avoir péché, mais de voir son péché découvert; et non-seulement il n'en fait pas pénitence, mais il n'en devient que plus irrité contre celui qui l'a repris de son crime. Et c'est pour cela que les princes des prêtres, surpris dans leur malice, n'en deviennent qu e plus ardents pour le mal. «Et voulant se saisir de lui, ils craignirent la foule, parce qu'elle le regardait comme un prophète».
Tout homme livré au mal, à ne consulter que sa volonté, porte la main sur Dieu et le met à mort; car celui qui foule aux pieds les commandements de Dieu, celui qui murmure contre Dieu, celui qui lance vers le ciel des regards de colère, ne s'emparerait-il pas de Dieu, s'il le pouvait, pour s'en défaire et pécher en toute liberté?