Matthieu 21, 45
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Pharisiens. On n’avait parlé plus haut que des princes
des prêtres et des anciens ; mais ces derniers appartenant pour la plupart au parti pharisaïque qui avait la
majorité dans le grand Conseil, l’évangéliste les désigne ici sous le nom général de Pharisiens, pour mieux
marquer quel était leur esprit. On peut dire aussi que plusieurs membres de la secte s’étaient joints aux
délégués du Sanhédrin, espérant jouir de l’humiliation de Jésus. - Jésus parlait d'eux. Cette connaissance les jette dans un trouble semblable à celui qu’éprouva le roi David quand Nathan lui eût fait prononcer d’une
façon analogue sa propre condamnation. Mais elle redouble en même temps leur rage et leur haine contre
Jésus.
2216. Vient ensuite le moment de la méchanceté : [LES GRANDS PRÊTRES ET LES PHARISIENS], EN ENTENDANT, COMPRIRENT QU’IL PARLAIT D’EUX.
Les idées du peuple sur Jé sus-Christ, qu'il regarde comme un prophète, ont quelque chose de conforme à la vérité; mais il ne comprend pas sa grandeur en tant qu'il est Fils de Dieu. Or, les princes des prêtres crai gnent le peuple, parce qu'il a de Jésus-Christ cette opinion, et qu'il est disposé à le défendre, car eux-mêmes ne peuvent s'élever jusque là, et ne se forment aucune idée convenable du Sau veur. Il faut, du reste, savoir qu'il y a différentes manières de s'emparer de Jésus. Les princes des prêtres et les pharisiens voulaient se saisir de lui, mais d'une autre manière que l'Épouse des cantiques lorsqu'elle dit: «Je l'ai saisi, et ne le laisserai point aller», et lorsqu'elle doit le retenir encore plus fortement, comme elle l'exprime plus loin: «Je monterai sur le palmier et je saisirai ses rameaux élevés».Tous ceux qui n'ont pas d'idées justes sur la divinité du Christ veulent s'emparer de Jésus pour le perdre. Quant aux autres paroles différentes de la parole du Christ, il est possible de les saisir, de s'en emparer; mais pour la parole de vérité, personne ne peut ni la saisir, c'est-à-dire la comprendre, ni s'en emparer, c'est-à-dire l'enchaîner, ni l'arracher de l'esprit des fidèles, ni la faire mourir, c'est-à-dire la détruire.