Matthieu 21, 27
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela.
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela.
Ils répondirent. Placés dans
une alternative embarrassante, ils essaient d’en sortir par une réponse évasive. Mais leur Nous ne savons
mensonger était une complète défaite, surtout si l’on se rappelle que la foule était là, assistant à toute cette
discussion, et qu’elle entendit l’aveu que ses maîtres faisaient de leur ignorance. Jésus achève de les accabler
en disant : je ne vous dirai pas non plus... Mais, s’écrie S. Jean Chrysostôme : le Seigneur ne devait-il donc
pas les instruire, puisqu’ils ignoraient ? Il ajoute aussitôt : C’est à bon droit qu’il refusa de leur répondre,
parce qu’ils agissaient avec malice. Hom. 67 in Matth. « Il leur démontre ainsi qu’ils le savent fort bien,
mais qu’ils ne veulent pas répondre, et qu’il sait aussi que répondre, mais qu’il ne veut pas le faire, parce que
eux-mêmes ne veulent pas dire ce qu’ils savent », S. Jérôme. Quelle dignité et quelle majesté royales brillent
ici en Jésus !
2190. Ensuite, il est question des réponses : premièrement, de la réponse des Juifs ; deuxièmement, de celle du Christ.
Il est vrai que les petits ont cru, mais les Pharisiens étaient indignés. Car s’ils disaient que [le baptême de Jean] venait des hommes, ils seraient confondus. De même, tous considéraient Jean comme un prophète, plus haut, 11, 7 : Qu’êtes-vous allés voir dans le désert, etc. ? ILS RÉPONDIRENT : «NOUS NE SAVONS PAS.» Ils mentent. Ps 26[27], 12 : L’iniquité se ment à elle-même.
La réponse du Christ est ensuite présentée : MOI NON PLUS, JE NE VOUS LE DIRAI PAS. En cela nous avons un exemple de ce que le Seigneur cache le reste à celui qui ne veut pas dire ce qu’il sait. Ainsi, dans Sg 7, 13 : J’ai appris sans feinte et je transmets sans envie.
Il est vrai que les petits ont cru, mais les Pharisiens étaient indignés. Car s’ils disaient que [le baptême de Jean] venait des hommes, ils seraient confondus. De même, tous considéraient Jean comme un prophète, plus haut, 11, 7 : Qu’êtes-vous allés voir dans le désert, etc. ? ILS RÉPONDIRENT : «NOUS NE SAVONS PAS.» Ils mentent. Ps 26[27], 12 : L’iniquité se ment à elle-même.
La réponse du Christ est ensuite présentée : MOI NON PLUS, JE NE VOUS LE DIRAI PAS. En cela nous avons un exemple de ce que le Seigneur cache le reste à celui qui ne veut pas dire ce qu’il sait. Ainsi, dans Sg 7, 13 : J’ai appris sans feinte et je transmets sans envie.
Il y a deux raisons de cacher la vérité à ceux qui semblent la chercher, lorsque celui qui interroge est incapable de la comprendre, ou bien lors que la haine ou le mépris de la vérité le rendent indigne qu'on lui explique ce qu'il demande.
Jean reçut le pouvoir de baptiser de celui qu'il baptisa lui-même par la suite, et ce baptême qu'il avait reçu le pouvoir de donner, est appelé ici le baptême de Jean. Il est le seul qui ait reçu une telle faveur, et aucun juste avant lui, aucun juste après lui n'a reçu le pouvoir de donner un baptême qui portât son nom. Car Jean vint baptiser dans l'eau de la pénitence pour préparer les voies au Seigneur, mais sans purifier les âmes, ce que ne peut faire un simple mortel.
Or, nous voyons dans ces paroles suivantes: «Mais ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes», le conseil qu'ils tinrent sous l'inspiration de leur malice. S'ils répondaient; le bap tême de Jean venait du ciel, il. était naturel de leur répliquer: «Pourquoi donc n'avez-vous pas reçu ce baptême de Jean ?» S'ils répondaient, au contraire, que ce baptême était d'invention humaine, et n'avait rien de divin, ils craignaient de soulever une sédition parmi le peuple; car il s'était porté en foule pour recevoir le baptême de Jean, et le regardait comme un prophète. Cette faction d'impiété lui répondit donc, et pour mieux cacher ses intentions perfides, elle a recours à cet aveu plein d'humilité, qu'elle ne savait que répondre. «Ils répondirent donc à Jésus: Nous ne savons». Cette réponse était un véritable mensonge, et il semble que le Seigneur au rait dû leur rendre la pareille, en leur disant: «Ni moi non plus je ne sais pas». Mais la vérité est incapable de mensonge. «Il leur répondit donc: Je ne vous dirai point non plus par quelle autorité je fais ceci». Il leur démontre ainsi qu'ils le savent fort bien, mais qu'ils ne veulent pas répondre, et qu'il sait aussi que répondre, mais qu'il ne veut pas le faire, parce que eux-mêmes ne veulent pas dire ce qu'ils savent.
Par les paroles qui suivent: «Et qui vous a donné ce pouvoir ?» ils reconnaissent qu'il y a plusieurs dignités qui ont le droit de conférer sur la terre la puissance extérieure ou même la puissance spirituelle, et ils semblent dire au Sauveur: «Vous n'êtes pas d'une famille sacerdotale; ni le sénat ni César ne vous ont investi de ce pou voir».S'ils avaien t cru que tout pouvoir vient de Dieu, ils ne lui auraient jamais fait cette question: «Qui vous a donné ce pouvoir ?»Car tout homme juge les autres d'après lui-même; le fornicateur ne peut croire qu'il existe un homme chaste; l'homme chaste, au contraire, ne croit pas facilement à la fornication, c'est ainsi que celui que Dieu n'a point établi prêtre, ne croit pas qu'il puisse y avoir de sacerdoce qui vienne de Dieu.