Matthieu 21, 18
Le matin, en revenant vers la ville, il eut faim.
Le matin, en revenant vers la ville, il eut faim.
Le lendemain. D’après le
récit de S. Marc (voyez l’explication du v. 12), il faut diviser en deux actes le récit de cet événement. Le
premier acte eut lieu le lundi matin, avant l’expulsion des vendeurs : il correspond aux vv. 18-19. Le second
acte, vv. 20-22, ne se passa que le mardi de la semaine sainte, au moment où Jésus venait à Jérusalem pour la
troisième fois depuis l’épisode de Jéricho, 20, 29 et ss. - Il eut faim. Les anciens commentateurs se
demandent à la suite de S. Jean Chrysostôme : « comment eut-il faim le matin ? » et ils supposent
généralement que ce fut une faim factice ou miraculeuse (comparez Maldonat, Corneille de Lapierre, etc.).
Mais à quoi bon ce subterfuge ? Notre-Seigneur Jésus-Christ n’avait-il pas adopté notre nature avec toutes
ses infirmités ? et ses fatigues des jours précédents ne suffisent-elles pas pour expliquer cette faim matinale ?
En tout cas, elle lui fournit l’occasion de donner une grave leçon à ses apôtres.
2177. COMME IL RENTRAIT EN VILLE DE BON MATIN, IL EUT FAIM. Ici est présentée une réfutation par un geste qui a valeur de figure. Premièrement, le geste est présenté ; deuxièmement, l’admiration des disciples.
À propos du premier point, l’occasion de faire un miracle est présentée ; deuxièmement, la stérilité de l’arbre ; troisièmement, la malédiction ; quatrièmement, l’effet.
[Matthieu] dit donc : COMME IL RENTRAIT EN VILLE DE BON MATIN, IL EUT FAIM. Par cela est signifiée la préoccupation qu’il avait du salut des Juifs. Ainsi, il vint donc de bon matin comme un ouvrier préoccupé de se nourrir, comme [il est dit] plus haut, 20, 1, que le royaume des cieux est semblable au maître qui sort de bon matin pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. IL EUT FAIM, corporellement et spirituellement, car il désire toujours faire la volonté du Père. Jn 4, 34 : Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. [Il eut faim] aussi corporellement. Mais comment ? Puisqu’il était Dieu, tout était en son pouvoir. Aussi pouvait-il jeûner quand il le voulait. Ainsi, plus haut, 4, 2 : Il jeûna quarante jours et quarante nuits. Mais, lorsqu’il le voulut, IL EUT FAIM.
À propos du premier point, l’occasion de faire un miracle est présentée ; deuxièmement, la stérilité de l’arbre ; troisièmement, la malédiction ; quatrièmement, l’effet.
[Matthieu] dit donc : COMME IL RENTRAIT EN VILLE DE BON MATIN, IL EUT FAIM. Par cela est signifiée la préoccupation qu’il avait du salut des Juifs. Ainsi, il vint donc de bon matin comme un ouvrier préoccupé de se nourrir, comme [il est dit] plus haut, 20, 1, que le royaume des cieux est semblable au maître qui sort de bon matin pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. IL EUT FAIM, corporellement et spirituellement, car il désire toujours faire la volonté du Père. Jn 4, 34 : Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. [Il eut faim] aussi corporellement. Mais comment ? Puisqu’il était Dieu, tout était en son pouvoir. Aussi pouvait-il jeûner quand il le voulait. Ainsi, plus haut, 4, 2 : Il jeûna quarante jours et quarante nuits. Mais, lorsqu’il le voulut, IL EUT FAIM.
Lorsque les ténèbres de la nuit furent dissipées, le Seigneur étant revenu à Jérusalem, éprouva le besoin de la faim. «Le matin, dit l'Évangéliste, comme il retournait dans la ville, il eut faim ?» et il donnait ainsi la preuve qu'il s'était vraiment revêtu de la nature humaine.
Dans le sens mystique, le Seigneur, ayant quitté les princes des prêtres et les scribes, sort de la Jérusalem terrestre, ce qui fut la cause de sa ruine. Il vient à Béthanie, la maison de l'obéissance, c'est-à-dire dans l'Église. Lorsqu'il s'y est reposé, après avoir jeté les premiers fondements de l'Église, il retourne dans la ville qu'il avait quittée aupa ravant, et c'est en y retournant qu'il eut faim.