Matthieu 21, 11
Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Le
peuple. S. Matthieu désigne ainsi les multitudes qui avaient pris part à la marche triomphale. Elles donnent
volontiers le renseignement qu’on leur demande. Celui que nous accompagnons en triomphe, comme le
Christ promis, c’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. On se borne à citer son nom, sa patrie et le
titre que le peuple lui conférait habituellement : cela suffisait, car ses miracles et sa prédication étaient
connus du plus grand nombre. - Tel fut le triomphe de Notre-Seigneur Jésus-Christ. « Dans les autres entrées,
on ordonne aux peuples de parer les rues, et la joie pour ainsi dire est commandée. Ici tout se fait par le seul
ravissement du peuple. Rien au dehors ne frappait les yeux : ce roi pauvre et doux était monté sur un ânon,
humble et paisible monture ; ce n’était point ces chevaux fougueux, attachés à un chariot, dont la fierté
attirait les regards. On ne voyait ni satellites, ni gardes, ni l’image des villes vaincues, ni leurs dépouilles ou
leurs rois captifs. Les palmes qu’on portait devant lui, marquaient d’autres victoires ; tout l’appareil des
triomphes ordinaires était banni de celui-ci... On conduit le Sauveur avec cette pompe sacrée par le milieu de
Jérusalem jusqu’à la montagne du temple. Il y parait comme le Sauveur et comme le Maître, comme le Fils
de la maison, le Fils de Dieu qu’on y sert. Ni Salomon qui en fut le fondateur, ni les pontifes qui y officiaient
avec tant d’éclat, n’y avaient jamais reçu de pareils honneurs », Bossuet, Méditations, la dernière semaine,
1er jour. - On a remarqué que l’entrée du Sauveur à Jérusalem eut lieu le dix du mois de nisan, c’est-à-dire au
jour même où l’agneau pascal devait être choisi et mis à part jusqu’à l’heure du sacrifice. Cf. Ex. 12, 3, 6.
Jésus, le véritable agneau pascal, qui allait faire disparaître bientôt toutes les autres victimes, était ainsi
conduit, à l’heure fixée par Moïse, au lieu de son immolation. Aussi a-t-on appelé à bon droit son triomphe
une procession de sacrifice ; nous pouvons donc sans erreur regarder cette solennité comme le début de sa
Vie souffrante. - L’entrée de Jésus à Jérusalem a été dignement célébrée par le pinceau de Lebrun, de Jos.
Fuhrich, et d’Hyppolyte Flandrin (fresque de S. Germain-des-Prés).
2162. La réponse est donnée : LES FOULES DISAIENT : «C’EST LE PROPHÈTE JÉSUS, DE NAZARETH EN GALILÉE.» «Prophète» signifie l’acte d’annoncer. DE NAZARETH, car c’est là qu’il avait été élevé et par cela qu’il était le mieux connu. On l’appelait donc le Nazaréen.
Tandis que les autres sont dans le doute et interrogent, c'est le bas peuple qui proclame la royauté de Jésus: «Le peuple, au contraire, disait: «Celui-ci est Jésus», etc. Cette déclaration n'est que le prélude d'une profession de foi plus parfaite, car ils le proclament ce prophète dont Moïse avait prédit l'avènement en disant qu'il serait semblable à lui. ( Dt 18,15-22 ). Ils ajoutent: «De Nazareth en Galilée», parce qu'il y avait été élevé, comme la fleur des champs dans la fleur des vertus.