Matthieu 20, 24
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Ayant
entendu cela. En entendant ces discours, les dix autres Apôtres ne peuvent s’empêcher de manifester
ouvertement leur indignation contre les deux fils de Zébédée. Ce n’est pas qu’ils eussent eux-mêmes des
idées plus parfaites touchant le royaume de Jésus. Ils croient leurs droits lésés par les deux frères ; car, eux
aussi, ils désirent posséder les premières places.
2126. EN ENTENDANT CELA, LES DIX AUTRES S’INDIGNÈRENT CONTRE LES DEUX FRÈRES. Plus haut, le Seigneur a repoussé une demande indiscrète de disciples. Ici, il présente l’indignation des autres. Premièrement, l’indignation est présentée ; deuxièmement, elle est réprimée par la parole ; troisièmement, par un geste. Le second point [se trouve] en cet endroit : MAIS JÉSUS LES APPELA ET DIT… [20, 25] ; le troisième, en cet endroit : LE FILS DE L’HOMME N’EST PAS VENU POUR ÊTRE SERVI, MAIS POUR SERVIR [20, 28].
Il faut observer que, de même que les deux frères voulaient être supérieurs par un certain orgueil, de même ceux-ci se sont indignés par un certain orgueil. Pr 1, 10 : Entre les orgueilleux, il y a toujours des querelles. Mais pourquoi : CONTRE LES DEUX FRÈRES ? Parce ce ne sont pas ceux-ci qui avaient demandé, mais leur mère. Mais les disciples avaient compris par les paroles du Seigneur que la mère avait demandé à titre de porte-parole. Mais pourquoi ne se sont-ils pas indignés plus tôt ? Chrysostome dit qu’ils vénéraient le maître ; ils attendaient donc sa décision. Mais lorsqu’ils entendirent le maître reprendre [les deux frères], alors ils s’indignèrent.
Il faut observer que, de même que les deux frères voulaient être supérieurs par un certain orgueil, de même ceux-ci se sont indignés par un certain orgueil. Pr 1, 10 : Entre les orgueilleux, il y a toujours des querelles. Mais pourquoi : CONTRE LES DEUX FRÈRES ? Parce ce ne sont pas ceux-ci qui avaient demandé, mais leur mère. Mais les disciples avaient compris par les paroles du Seigneur que la mère avait demandé à titre de porte-parole. Mais pourquoi ne se sont-ils pas indignés plus tôt ? Chrysostome dit qu’ils vénéraient le maître ; ils attendaient donc sa décision. Mais lorsqu’ils entendirent le maître reprendre [les deux frères], alors ils s’indignèrent.
Tant que Jésus-Christ n'a fait qu'exprimer sa volonté à l'égard des deux disciples, les autres Apôtres n'éprouvèrent aucun sentiment de peine; ils ne s'indignent que lorsqu'il les reprend: «Et les dix autres ayant entendu», etc.
Comme il les voit dans le trouble, il les appelle à lui pour les consoler en leur adressant la pa role de plus près, car les deux frères s'étaient séparés de la société des dix Apôtres pour se rapprocher du Seigneur et lui parler en particulier. Or, il apaise les sentiments de leur âme, non plus comme précédemment, en plaçant un petit enfant au milieu d'eux, mais par un exemple tout opposé: «Vous savez, leur dit-il, que les princes des nations dominent sur elles».