Matthieu 2, 11

Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Catéchisme de l'Église catholique
En Marie, l’Esprit Saint manifeste le Fils du Père devenu Fils de la Vierge. Elle est le Buisson ardent de la Théophanie définitive : comblée de l’Esprit Saint, elle montre le Verbe dans l’humilité de sa chair et c’est aux Pauvres (cf. Lc 1, 15-19) et aux prémices des nations (cf. Mt 2, 11) qu’elle Le fait connaître.
Fulcran Vigouroux
La plupart des Pères ont remarqué dans ces présents un mystère qui désignait la divinité, la royauté et l’humanité de Jésus-Christ.
Louis-Claude Fillion
La maison. Ce mot, d’après un assez grand nombre d’anciens auteurs (S. Justin, S. Jean Chrysost., S. Augustin, etc.), serait un euphémisme pour désigner l’étable. Mais on admet plus généralement aujourd’hui qu’il faut le traduire d’une manière littérale ; d’où l’on conclut, et ce semble, à juste titre, que depuis Noël S. Joseph avait pu trouver à Bethléem un logement plus convenable que la pauvre grotte de la Nativité. La presse des premiers jours, occasionnée par le recensement, Cf. Luc 2, 1, 7, n’avait pas été de longue durée. – Se prosternant, ils l'adorèrent. Voir l’explication du v. 2. Bien que cette attitude, comme nous l’avons dit, ne prouve pas en soi que les Mages aient reconnu la vertu divine de l’Enfant, néanmoins tout porte à croire qu’ils reçurent à ce sujet des révélations spéciales, soit au moment où ils s’approchèrent de Jésus, soit avant de quitter Bethléem. Telle est la croyance générale de l’antiquité chrétienne. « Ceux-ci adorèrent Dieu dans des petits membres », S. Augustin, sermo 200, al. 30 ; Cf. S. Jean Chrys. Homil. 8 in Matth. Il y a là plus qu’une cérémonie extérieure accomplie devant le berceau d’un enfant, c’est un véritable hommage spirituel. – Leurs trésors, leurs cassettes. Ils lui offrirent comme cadeaux. D’après l’usage immémorial de l’Orient, on ne visite jamais des personnes de quelque importance sans leur offrir des présents. – De la myrrhe. “La myrrhe est le produit d’un arbre qui croît dans plusieurs endroits de l’Arabie (Les botanistes modernes l’ont nommé “Balsamodendron myrrha” ; il appartient à la famille des Térébinthacées). Il est épineux et sa feuille ressemble à celle de l’olivier. On pratique sur lui deux incisions par an ; mais il produit spontanément, avant l’incision, une myrrhe appelée stractée, qu’on préfère à toutes les autres. En général, la bonne myrrhe a la forme de globules résultant de la concrétion d’un suc blanchâtre qui se dessèche peu à peu. La myrrhe stractée vaut de 13 à 40 deniers la livre. Elle s’emploie à l’état liquide après qu’on l’a fait dissoudre dans quelque essence”, Pline, Hist. Nat., 156. – Ces dons avaient une signification symbolique, il n’existe pas le moindre doute à ce sujet ; toutefois, la tradition a tellement varié dans l’interprétation du symbole, qu’il est très difficile de savoir à quelles idées il est préférable de s’arrêter. Les deux opinions les plus reçues sont 1° celle de S. Irénée et de Théophylacte, que suit la gracieuse prose de Noël : L'or nous déclare qu'il est roi ; La myrrhe, un homme sous la loi ; Le pur encens, qu'il est Dieu même S. Jérôme disait dans le même sens : « Le prêtre Juvencus fait une belle synthèse des sacrements liés à ces cadeaux lorsqu'il écrit ce vers : « Ils apportent l'or, l'encens et la myrrhe, our le roi, le dieu et l'homme » 2° celle de S. Fulgence, qui établit un rapport de ressemblance entre la triple offrande des Mages et la triple fonction du Messie : « Ils voulaient par l’or représenter son règne, par l’encens son pontificat, et par la myrrhe sa mort » (ou mieux, selon d’autres, sa dignité prophétique.) D’autres interprétations ont été faites. Quoi qu’il en soit, ces offrandes durent être d’une utilité providentielle à la Sainte Famille au moment de son départ précipité pour l’Égypte. – On trouvera dans les Évangiles apocryphes de singulières légendes, qui font remonter la matière de ces présents jusqu’à Noé ou même jusqu’au paradis terrestre, à travers toute sorte de péripéties. – Les peintres qui ont représenté le mystère de l’Adoration des Mages ont choisi de préférence l’instant où ils offrent leurs dons à l’Enfant Jésus : les plus célèbres sont Rubens (musée de Lyon), Véronèse, Andrea del Sarto, van Eyck, Ghirlandajo, Bernardino Luini, Bonifazzio ; ces trois derniers maîtres en avaient fait leur sujet favori.
Saint Thomas d'Aquin
216. ENTRANT DANS LA MAISON, ILS TROUVÈRENT L’ENFANT. [Matthieu] aborde trois choses. LA MAISON, qui, si on se demande ce qu’elle était, est décrite en Lc 2, 7. De plus, si on se demande comment était l’enfant, il ne différait en rien des autres, comme le disent les saints. Pour ce qui était de l’apparence, il ne parlait pas, il paraissait faible, et ainsi de suite. De même, si on se demande comment était la mère, on répond : comme est l’épouse d’un charpentier. Et je dis cela, parce que, s’ils avaient cherché un roi terrestre, ils auraient été scandalisés en voyant ces choses ; mais en voyant des réalités humbles et en contemplant les réalités les plus élevées, ils ont été incités à l’admiration et ils l’ont adoré. C’est ce qui [est dit] : ET, SE PROSTERNANT, ILS LUI RENDIRENT HOMMAGE. Mais pourquoi Joseph n’est-il pas mentionné ? Il faut dire que, par une disposition divine, il arriva qu’il n’était pas présent afin qu’à ceux qui étaient les prémices des nations ne soit donnée aucune raison de penser à mal.

217. Ensuite est abordé le respect qu’ils manifestèrent à l’enfant, en cet endroit : SE PROSTERNANT. Et il se produisit trois choses : ils adorèrent, ils offrirent et ils obéirent. [Matthieu] dit donc : ET, SE PROSTERNANT, ILS L’ADORÈRENT, comme Dieu se trouvant dans un homme, Ps 71[72], 9 : Les Éthiopiens se prosterneront devant celui-là. De même, par leur offrande, ils manifestèrent leur respect, d’où : OUVRANT LEURS CASSETTES. C’était en effet la coutume, chez les Perses, de toujours rendre hommage par des présents ; c’est cela [que signifie] : OUVRANT LEURS CASSETTES, ILS LUI OFFRIRENT EN PRÉSENTS DE L’OR, DE L’ENCENS ET DE LA MYRRHE, Ps 71[72], 10 : Les rois de Tarsis et des îles offriront des présents, les rois d’Arabie et de Saba apporteront des dons ; Is 60, 6 : Tous viendront de Saba, apportant de l’or et de l’encens, et annonçant les louanges du Seigneur.

218. Au sens mystique, il faut penser que ceux-ci n’ont pas ouvert leur trésor en cours de route, mais lorsqu’ils s’approchèrent du Christ. De même, nous ne devons pas montrer nos biens en cours de route. Ainsi, cela est blâmé plus loin, [25, 1-13] à propos des vierges, et en 13, 44, il est dit : Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ ; celui qui le découvre le cache et, rempli de joie, il s’en va et vend tout ce qu’il possède et achète ce champ.

219. ILS LUI OFFRIRENT EN PRÉSENTS, etc. Certains donnent à ces présents un sens littéral et disent que [les mages] trouvèrent trois choses : une maison sordide, un faible enfant et une mère pauvre. Et ainsi, ils offrirent de l’or pour aider la mère, de la myrrhe pour aider l’enfant et de l’encens pour enlever les mauvaises odeurs.

220. Mais il faut dire que quelque chose de mystique est ici suggéré, et ces trois choses se rapportent plutôt à trois choses que nous devons offrir à Dieu, à savoir, la foi, l’action et la contemplation. Pour ce qui est de la foi, de deux manières : d’abord, pour les choses qui se retrouvent dans le Christ, à savoir, la dignité royale, Jr 23, 5 : Le roi régnera et il sera sage, etc. Ils lui offrirent donc de l’OR ; la grandeur du sacerdoce, et ainsi [ils lui offrirent] de l’ENCENS en sacrifice ; la mortalité de l’homme, et ainsi [ils lui offrirent] de la MYRRHE. De même, pour ce qui est de la foi en la Trinité, car les personnes de la Trinité nous sont indiquées.

221. En second lieu, [les trois présents] peuvent se rapporter à notre action. En effet, par l’or, peut être signifiée la sagesse, Pr 2, 4 : Si tu la dispenses comme un trésor, tu comprendras alors la crainte de Dieu. Par l’encens, [peut être signifiée] la prière dévote, Ps 140[141], 2 : Que ma prière s’élève, Seigneur, comme l’encens sous ton regard, etc. Par la myrrhe, [peut être signifiée] la mortification de la chair, Col 3, 5 : Mortifiez vos membres qui sont sur terre ; Ct 5, 5 : Mes mains ont répandu la myrrhe.

222. En ce qui concerne la contemplation, par ces trois [présents] peuvent être signifiés les trois sens de la Sainte Écriture, à savoir, [le sens] littéral, qui englobe [le sens] allégorique, anagogique et moral ; ou bien les trois parties de la philosophie, à savoir, la philosophie morale, la logique et la [philosophie] naturelle. En effet, nous devons utiliser toutes ces choses pour le service de Dieu.
Saint Bruno de Segni
Frères très chers, le dernier verset de la lecture de l'Evangile qui vient de retentir à nos oreilles vise à édifier les fidèles; les mages, guidés par l'étoile, venant d'Orient jusqu'à Bethléem, entrèrent dans la maison où la bienheureuse Vierge Marie demeurait avec l'enfant; ouvrant leurs trésors, ils offrirent trois dons au Seigneur: l'or, l'encens et la myrrhe, par lesquels ils le confessèrent vrai Dieu, vrai homme et vrai roi.

Ce sont bien les dons que la sainte Église ne cesse d'offrir à Dieu son Sauveur. Elle offre l'encens lorsqu'elle le confesse et croit en lui comme étant le véritable Seigneur, créateur de l'univers; elle offre la myrrhe lorsqu'elle affirme qu'il a pris la substance de notre chair, dans laquelle il a voulu souffrir et mourir pour notre salut; elle offre l'or quand elle n'hésite pas à proclamer qu'il règne éternellement avec le Père et l'Esprit Saint.

Cette offrande peut recevoir un autre sens mystique. L'or signifie la sagesse céleste selon Salomon: Le trésor le plus désirable se trouve dans la bouche du sage (Pr 21,20). Et ailleurs: Les lèvres du juste redisent la sagesse (Ps 36,30). L'encens y symbolise la prière pure, selon le Psalmiste: Que ma prière, Seigneur, s'élève devant toi comme un encens (Ps 140,2). Car, si notre prière est pure, elle exhale vers Dieu un parfum plus pur que la fumée de l'encens; et de même que cette fumée monte vers le ciel, ainsi notre prière se dirige vers le Seigneur. La myrrhe symbolise la mortification de notre chair.

Donc nous offrons l'or au Seigneur lorsque nous resplendissons devant lui par la lumière de la sagesse céleste. <> Nous lui offrons de l'encens lorsque nous élevons vers lui une prière pure. Et de la myrrhe lorsque, par l'abstinence, mortifiant notre chair avec ses vices et ses convoitises (Ga 5,24), nous portons la croix à la suite de Jésus.
La Glose
On est transporté de joie quand on se réjouit pour Dieu, qui est la joie véritable. L'Évangéliste ajoute : " d'une grande joie, " parce que l'objet de cette joie était considérable.

Bien qu'ils aient suivi les usages de leur nation dans les dons qu'ils offraient au Sauveur, les Arabes trouvant en abondance dans leur pays l'or, l'encens et des parfums de toute espèce, cependant dans leur intention ces présents avaient une signification mystérieuse. Le texte sacré ajoute donc : " Ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe. "

Ces trois hommes qui offrent à Dieu leurs présents figurent les nations venues des trois parties du monde. Ils ouvrent leurs trésors en manifestant la foi de leurs coeurs par le témoignage qu'ils en donnent. Ils les ouvrent dans l'intérieur de la maison pour nous apprendre à ne pas étaler par vanité aux yeux du public le trésor d'une bonne conscience ; ils offrent trois présents, c'est-à-dire leur foi en la sainte Trinité. On peut dire encore qu'ils ouvrent les trésors des Écritures et qu'ils en tirent les trois sens historique, moral et allégorique ; ou bien la logique, la physique et la morale en tant qu'il les soumettent à la foi.
Saint Odilon de Cluny
Ce jour, je l'ai souvent dit, est une assez grande fête par lui-même, mais il est encore remarquable par son voisinage avec Noël. Lorsque l'on adore Dieu dans l'enfant, on honore l'enfantement virginal. Lorsque l'on offre des présents à l'homme-Dieu, on adore la dignité de la naissance divine. Lorsque les mages découvrent Marie avec l'enfant, ils proclament véritables l'humanité du Christ et l'intégrité de la Mère de Dieu. Comme dit l'évangéliste: En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et tombant à genoux., ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et ils lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe (Mt 2,10-11).

Ces dons offerts par les mages révèlent les mystères du Christ. En donnant de l'or, ils exaltent le roi; en offrant l'encens, ils adorent Dieu; en présentant de la myrrhe, ils le reconnaissent mortel. Quant à nous, croyons donc que le Christ a épousé notre condition mortelle, afin que, par sa mort unique, nous sachions que nous sommes délivrés de la seconde mort. Comment le Christ est apparu mortel et a payé notre dette envers la mort, Isaïe l'a dit: Il a été comme un agneau conduit à l'abattoir (Is 53,7).

Nous devons croire que le Christ est roi, car nous l'avons prouvé par l'autorité divine. Il dit de lui-même dans le Psaume: J'ai été sacré roi par lui (Ps 2,6 Vg.), c'est-à-dire par Dieu le Père. Et qu'il soit le Roi des rois, il le dit lui-même par la bouche de la Sagesse: Par moi règnent les rois, et les grands fixent de justes décrets (Pr 8,15). Enfin, qu'il soit vraiment le Christ et Seigneur, c'est ce qu'attesté le monde entier créé par lui. Car il dit lui-même dans l'Évangile: Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre (Mt 28,18). Et l'Apôtre affirme que lui a été donné par Dieu le Père le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux (Ph 2,9-10). L'Apôtre dit ailleurs: Tout est créé par lui et pour lui. Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui (Col 1,16-17). Et saint Jean l'Évangéliste dit: Par lui tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui (Jn 1,3). Si l'on reconnaît que toutes choses ont été faites par lui et que tout subsiste en lui (Col 1,17), nous devons nécessairement croire que toutes choses ont connu son avènement.
Rabanus Maurus
Par une disposition providentielle, Joseph se trouvait alors absent, pour ne point donner aux Gentils l'occasion d'un soupçon injurieux.
Saint Grégoire le Grand
L'or convient à la dignité royale, l'encens faisait partie des sacrifices offerts à Dieu, et la myrrhe sert à embaumer les morts...

On peut encore donner une autre interprétation de ces présents. L'or signifie la sagesse, au témoignage de Salomon : " Un trésor désirable se trouve sur les lèvres du Sage " (Pv 21, 20), l'encens qu'on brûle devant Dieu figure la vertu de la prière selon ces paroles : " Que ma prière se lève comme l'encens en votre présence ; la myrrhe est le symbole de la mortification de la chair. Nous offrons à ce roi nouveau-né l'or lorsque nous resplendissons devant lui de l'éclat de la sagesse ; nous lui offrons l'encens lorsque par la prière nous exhalons devant Dieu le parfum de nos hommages ; nous lui offrons la myrrhe en mortifiant par l'abstinence les vices de la chair.
Saint Rémi
Il veut nous apprendre par là qu'on se réjouit beaucoup plus des choses qu'on retrouve que de celles qu'on n'a jamais perdues.

Et remarquez qu'il ne se contente pas de dire : " Ils furent dans la joie " mais : " Ils furent transportés d'une joie extrême. "

il ne faut pas oublier que chacun des trois Mages ne présenta pas en particulier un seul de ces trois présents, mais que chacun d'eux les offrit tous les trois, proclamant ainsi tous les trois par la nature de leurs présents le roi, le lieu et l'homme.
Saint Augustin
Ils lui offrent de l'or comme à un roi puissant, l'encens comme à un Dieu, la myrrhe comme à celui qui devait mourir pour le salut de tous.
Saint Jean Chrysostome
Ils furent transportés de joie, parce que leur espérance, loin d'être trompée, se trouvait affermie, et qu'ils ne s'étaient pas exposés inutilement aux fatigues d'un si long voyage

Le ministère rempli par cette étoile leur fit comprendre que la dignité du roi qui venait de naître surpassait de beaucoup celle de tous les rois de la terre. L'auteur sacré ajoute : " d'une joie extrême. "

Que les Mages ne comprissent pas alors la grandeur du mystère qui les faisait agir ainsi, ou la signification mystérieuse de chacun de leurs présents, peu importe, car la grâce qui leur avait inspiré toute cette conduite avait tout disposé suivant ses vues.

Que Marcion et Paul de Samosate rougissent donc, eux qui refusent de reconnaître ce qu'ont reconnu les Mages, qui ont donné naissance à l'Église, et qui ont adoré Dieu dans une chair mortelle. Que celui qu'ils adorent fût revêtu d'un corps mortel, les langes et la crèche le disent assez ; mais qu'ils aient adoré en lui non pas un simple mortel, mais un Dieu, nous en avons la preuve dans les présents qu'il était juste d'offrir à la divinité. Que les Juifs soient aussi couverts de honte, eux qui sont prévenus par les Mages, et qui ne se mettent pas en peine de venir du moins à leur suite.