Matthieu 13, 1
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Jésus étant sorti de la maison, probablement à Capharnaüm, où il demeurait depuis le commencement de son ministère (voir Matthieu, 4, 13). ― S’assit sur le bord de la mer de Galilée ou lac de Tibériade.
Ce même jour, c’est-à-dire le jour où s’étaient passés les événements racontés au chapitre qui précède, du
moins à partir du v. 22. Jésus-Christ nous fera comprendre lui-même un peu plus bas, v. 11 et ss., le rapport
qui existe entre l’endurcissement volontaire d’une grande partie des Israélites à son égard et la nouvelle
méthode de prédication qu’il adopta ce jour-là même. - Étant sorti de la maison : probablement de la maison
où, d’après S. Marc, 3, 20, Jésus avait répondu avec tant de succès aux accusations de ses ennemis. Selon
d’autres, de sa propre maison de Capharnaüm. - S'assit au bord de la mer : un de ces traits pittoresques dont
les Évangiles sont remplis. Sur les bords de ce beau lac de Tibériade, témoins des plus touchants épisodes de
l’histoire évangélique, le divin Maître, entouré du cercle intime de ses disciples, est venu chercher un peu de
repos après la joute laborieuse à laquelle nous venons d’assister. Mais son repos ne sera pas de longue durée.
Plus haut, l’enseignement évangélique a été proposé et les adversaires ont été réfutés. Ici, [Matthieu] montre la puissance de l’enseignement évangélique : premièrement, par la parole ; deuxièmement, par les gestes, au chapitre XIV.
1506. À propos du premier point, sont d’abord présentées les circonstances de l’enseignement ; deuxièmement, l’enseignement du Christ ; troisièmement, ses effets. Le second point [se trouve] en cet endroit : VOICI QUE LE SEMEUR EST SORTI POUR SEMER [13, 3] ; le troisième, en cet endroit : AVEZ-VOUS COMPRIS TOUT CELA ? [13, 51].
1507. Premièrement, [Matthieu] présente quatre circonstances : le lieu, le temps, l’attitude des auditeurs et l’attitude de celui qui parle.
1508. Il aborde le temps lorsqu’il dit : EN CE JOUR-LÀ. Par cela, il laisse entendre qu’il aborde l’ordre de ce qui est arrivé. En effet, on ne pourrait comprendre autrement que le mot JOUR ne soit pas considéré comme le temps. Ensuite, la circonstance du lieu est abordée : [JÉSUS] S’ASSIT AU BORD DE LA MER, etc. Et cela peut être interprété selon une interprétation littérale et [selon une interprétation] mystique. Chrysostome aborde [l’interprétation] littérale. En effet, [Matthieu] avait dit plus haut que, en parlant aux foules, [Jésus] disait : VOICI TA MÈRE, etc. À cette occasion, Chrysostome avait expliqué qu’ils avaient éprouvé quelque chose d’humain ; c’est pourquoi le Seigneur voulut sortir afin de réprimer leur malice, à savoir, celle de ses frères. Et il était aussi sorti afin de manifester du respect envers sa mère. Ainsi, Ex 20, 12 : Honore ton père et ta mère.
1509. Au sens mystique, la Judée est signifiée par la maison, de laquelle il est sorti en raison de [son] infidélité pour aller vers la mer, à savoir, vers les païens, qui étaient tourmentés par l’infidélité, plus loin, 23, 38 : Voilà que votre maison sera désertée ; comme dans Jr 12, 7 : J’ai abandonné ma maison, j’ai rejeté mon héritage, j’ai livré ma bien-aimée aux mains de mes ennemis. La mer signifie le monde, Ps 103[104], 25 : Cette mer est grande et large ; en elle se trouvent des reptiles sans nombre, etc. Ou bien, autre interprétation : la maison signifie l’esprit intérieur. Sg 8, 16 : Entrant dans ma maison, je me reposerai avec elle. Ainsi, [l’esprit intérieur] sort parfois du secret de la contemplation pour aller vers le public de l’enseignement.
1506. À propos du premier point, sont d’abord présentées les circonstances de l’enseignement ; deuxièmement, l’enseignement du Christ ; troisièmement, ses effets. Le second point [se trouve] en cet endroit : VOICI QUE LE SEMEUR EST SORTI POUR SEMER [13, 3] ; le troisième, en cet endroit : AVEZ-VOUS COMPRIS TOUT CELA ? [13, 51].
1507. Premièrement, [Matthieu] présente quatre circonstances : le lieu, le temps, l’attitude des auditeurs et l’attitude de celui qui parle.
1508. Il aborde le temps lorsqu’il dit : EN CE JOUR-LÀ. Par cela, il laisse entendre qu’il aborde l’ordre de ce qui est arrivé. En effet, on ne pourrait comprendre autrement que le mot JOUR ne soit pas considéré comme le temps. Ensuite, la circonstance du lieu est abordée : [JÉSUS] S’ASSIT AU BORD DE LA MER, etc. Et cela peut être interprété selon une interprétation littérale et [selon une interprétation] mystique. Chrysostome aborde [l’interprétation] littérale. En effet, [Matthieu] avait dit plus haut que, en parlant aux foules, [Jésus] disait : VOICI TA MÈRE, etc. À cette occasion, Chrysostome avait expliqué qu’ils avaient éprouvé quelque chose d’humain ; c’est pourquoi le Seigneur voulut sortir afin de réprimer leur malice, à savoir, celle de ses frères. Et il était aussi sorti afin de manifester du respect envers sa mère. Ainsi, Ex 20, 12 : Honore ton père et ta mère.
1509. Au sens mystique, la Judée est signifiée par la maison, de laquelle il est sorti en raison de [son] infidélité pour aller vers la mer, à savoir, vers les païens, qui étaient tourmentés par l’infidélité, plus loin, 23, 38 : Voilà que votre maison sera désertée ; comme dans Jr 12, 7 : J’ai abandonné ma maison, j’ai rejeté mon héritage, j’ai livré ma bien-aimée aux mains de mes ennemis. La mer signifie le monde, Ps 103[104], 25 : Cette mer est grande et large ; en elle se trouvent des reptiles sans nombre, etc. Ou bien, autre interprétation : la maison signifie l’esprit intérieur. Sg 8, 16 : Entrant dans ma maison, je me reposerai avec elle. Ainsi, [l’esprit intérieur] sort parfois du secret de la contemplation pour aller vers le public de l’enseignement.
Non-seulement les paroles et les actions du Seigneur, mais encore ses courses et les lieux témoins de ses prédications et de ses miracles sont pleins d'enseignements mystérieux. Après le discours qu'il avait prononcé dans cette maison où d'horribles blasphémateurs l'avaient appelé possédé du démon, il sort pour enseigner sur le bord de la mer; il montre ainsi qu'il abandonne la Judée pour la punir de sa perfidie et qu'il va porter le salut aux nations. En effet, les coeurs des infidèles, longtemps dominés par l'orgueil et l'incrédulité, sont comparés aux flots amers et soulevés de l'Océan. Quant à la maison du Seigneur, qui ne sait que c'était la Judée qui l'était devenue pour la foi ?
Remarquons encore que le peuple ne pouvait entrer dans la maison de Jésus, ni s'y joindre aux Apôtres pour y entendre ses mystérieuses leçons. C'est pour cela que le Seigneur, plein de miséricorde, sort de la maison et s'assied sur le rivage de la mer de ce siècle pour ré unir autour de lui la foule, pour lui adresser sur le rivage les enseignements qu'elle n'était pas digne d'entendre dans l'intérieur de la maison. «Et il s'assembla autour de lui une grande foule de peuple».
Ou bien encore il était au dedans, lorsque, dans l'intérieur de la maison il dévoilait à ses disciples les mystères du royaume des cieux. Il sort donc de cette maison pour répandre la semence au milieu de la foule.
Après avoir donné cette leçon à celui qui lui avait annoncé la présence de sa mère et de ses frères, Jésus se rend cependant à leurs désirs et il sort de la maison. C'est ainsi qu'après avoir guéri d'abord dans ses frères le mal de la vaine gloire, il rend ensuite à sa mère l'honneur qui lui était dû. «Ce jour-là même, Jésus étant sorti»,etc.