Marc 9, 7
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Le Verbe s’est fait chair pour être notre modèle de sainteté : " Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi... " (Mt 11, 29). " Je suis la voie, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père sans passer par moi " (Jn 14, 6). Et le Père, sur la montagne de la Transfiguration, ordonne : " Écoutez-le " (Mc 9, 7 ; cf. Dt 6, 4-5). Il est en effet le modèle des Béatitudes et la norme de la Loi nouvelle : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12). Cet amour implique l’offrande effective de soi-même à sa suite (cf. Mc 8, 34).
Voir dans S. Matthieu, Matth. 17, 6, 7, quelques détails graphiques omis par S. Marc.
L’adverbe aussitôt (ou soudain) autorise à croire que la Théophanie n’avait duré que peu d’instants. Lorsque,
n’entendant plus la voix et devenant plus hardis, les trois Apôtres jetèrent autour d’eux un regard furtif, ils
n’aperçurent plus que Jésus auprès d’eux sur la montagne, « avec son apparence habituelle et son habit
habituel » (Witsius) ; la Transfiguration avait pris fin. — Voyez dans Rohault de Fleury [404], quelques notes
intéressantes sur ce mystère considéré dans ses rapports avec l’art antique.
Ou bien Pierre craint de descendre de la montagne, parce que le temps approchait où Jésus-Christ devait être crucifié, et il lui dit: «Il nous est bon de demeurer ici», dit-il, et de ne point nous aller mêler de nouveau à ce peuple. Si sa fureur contre votre personne les fait monter ici, nous comptons sur la puissance de Moïse lui a triomphé des Egyptiens, et sur celle d'Elie qui à sa parole a vu le feu descendre du ciel et consumer cinquante hommes.
Dans le sens mystique, après la consommation de ce monde qui a été fait en six jours, Jésus, si nous sommes ses disciples, nous transportera sur une montagne élevée, c'est-à-dire dans le ciel, et là nous jouirons de la magnificence de sa gloire divine.
Ou bien leur présence signifie que dans la gloire céleste nous verrons la loi et les prophètes s'entretenant avec Jésus-Christ; c'est-à-dire nous contemplerons la conformité des événements avec les prédictions inspirées par Jésus-Christ à Moïse et aux autres prophètes, et nous entendrons la voix du Père qui nous fera connaître son Fils en nous disant: «Celui-ci est mon Fils», et en même temps une nuée lumineuse, c'est-à-dire l'Esprit saint, source de toute sagesse, nous couvrira de son ombre.
Voici qu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre (Mt 17,5), et les disciples furent saisis d'une crainte glus grande en voyant Jésus le Sauveur, avec Moïse et Élie dans la nuée.
Jadis, il est vrai, quand Moïse vit Dieu, il entra dans la divine nuée, donnant ainsi à entendre que la Loi était une ombre. Écoute ce que dit saint Paul: La Loi, en effet, n'avait que l'ombre des biens à venir, non la réalité même (He 10,1). Israël, en ce temps-là, n'avait pas pu fixer les yeux sur la gloire passagère du visage de Moïse (2Co 3,7). Mais nous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Seigneur et nous sommes transformés d'une gloire en une gloire plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit (2Co 3,18).
Aussi la nuée qui couvrit les disciples de son ombre n'était-elle pas remplie de ténèbres - car elle ne les menaçait pas - mais de lumière. En effet, le mystère resté caché depuis les siècles et les générations a été révélé (Col 1,26) et la gloire perpétuelle et éternelle est manifestée. Voilà pourquoi Moïse et Élie, aux côtés du Sauveur, personnifiaient la Loi et les Prophètes. Celui qu'annonçaient la Loi et les Prophètes, c'est, en vérité, Jésus, le dispensateur de la vie.
Et une voix sortit de la nuée, qui disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le!" (Mt 17,5).
Tels sont les mots du Père sortis de la nuée de l'Esprit: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, lui qui est homme et apparaît tel. Hier, il s'est fait homme, a vécu humblement parmi vous, et maintenant son visage resplendit. Celui-ci est mon Fils bien-aimé, lui qui est avant les siècles. Il est le Fils unique de l'Unique. Hors du temps et éternellement il procède de moi, le Père. Il n'a pas accédé après moi à l'existence, mais, de toute éternité, il est de moi, en moi et avec moi."
C'est par la bienveillance du Père que son Fils unique, son Verbe, s'est fait chair. C'est par sa bienveillance que le Père a accompli, dans son Fils unique, le salut du monde entier. C'est la bienveillance du Père qui a fait l'union de toutes choses en son Fils unique. Car l'homme est par nature un petit monde, portant en lui-même l'union entre toute essence visible et invisible, du fait qu'il est à la fois l'une et l'autre. Vraiment, il a plu au Maître de toutes choses, au Créateur qui gouverne l'univers, d'unir en son Fils unique et consubstantiel la divinité et l'humanité, et, par celle-ci, toute créature, pour que Dieu soit tout en tous (1Co 15,28).
"Celui-ci est mon Fils bien-aimé, le resplendissement de ma gloire, l'empreinte de ma substance (cf. He 1,3), par qui aussi j'ai créé les anges, par qui le ciel a été affermi, et la terre établie. Il porte l'univers par sa parole toute-puissante et par le souffle de sa bouche, c'est-à-dire l'Esprit qui guide et donne la vie."
"Écoutez-le, car celui qui le reçoit, me reçoit, moi qui l'ai envoyé, non en vertu de mon souverain pouvoir, mais à la façon d'un père. En tant qu'homme, en effet, il est envoyé, mais en tant que Dieu, il demeure en moi, et moi en lui. Celui qui n'honore pas mon Fils unique et bien-aimé, ne m'honore pas, moi, le Père, qui l'ai envoyé. Ecoutez-le, car il a les paroles de la vie éternelle."
Jadis, il est vrai, quand Moïse vit Dieu, il entra dans la divine nuée, donnant ainsi à entendre que la Loi était une ombre. Écoute ce que dit saint Paul: La Loi, en effet, n'avait que l'ombre des biens à venir, non la réalité même (He 10,1). Israël, en ce temps-là, n'avait pas pu fixer les yeux sur la gloire passagère du visage de Moïse (2Co 3,7). Mais nous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Seigneur et nous sommes transformés d'une gloire en une gloire plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit (2Co 3,18).
Aussi la nuée qui couvrit les disciples de son ombre n'était-elle pas remplie de ténèbres - car elle ne les menaçait pas - mais de lumière. En effet, le mystère resté caché depuis les siècles et les générations a été révélé (Col 1,26) et la gloire perpétuelle et éternelle est manifestée. Voilà pourquoi Moïse et Élie, aux côtés du Sauveur, personnifiaient la Loi et les Prophètes. Celui qu'annonçaient la Loi et les Prophètes, c'est, en vérité, Jésus, le dispensateur de la vie.
Et une voix sortit de la nuée, qui disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le!" (Mt 17,5).
Tels sont les mots du Père sortis de la nuée de l'Esprit: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, lui qui est homme et apparaît tel. Hier, il s'est fait homme, a vécu humblement parmi vous, et maintenant son visage resplendit. Celui-ci est mon Fils bien-aimé, lui qui est avant les siècles. Il est le Fils unique de l'Unique. Hors du temps et éternellement il procède de moi, le Père. Il n'a pas accédé après moi à l'existence, mais, de toute éternité, il est de moi, en moi et avec moi."
C'est par la bienveillance du Père que son Fils unique, son Verbe, s'est fait chair. C'est par sa bienveillance que le Père a accompli, dans son Fils unique, le salut du monde entier. C'est la bienveillance du Père qui a fait l'union de toutes choses en son Fils unique. Car l'homme est par nature un petit monde, portant en lui-même l'union entre toute essence visible et invisible, du fait qu'il est à la fois l'une et l'autre. Vraiment, il a plu au Maître de toutes choses, au Créateur qui gouverne l'univers, d'unir en son Fils unique et consubstantiel la divinité et l'humanité, et, par celle-ci, toute créature, pour que Dieu soit tout en tous (1Co 15,28).
"Celui-ci est mon Fils bien-aimé, le resplendissement de ma gloire, l'empreinte de ma substance (cf. He 1,3), par qui aussi j'ai créé les anges, par qui le ciel a été affermi, et la terre établie. Il porte l'univers par sa parole toute-puissante et par le souffle de sa bouche, c'est-à-dire l'Esprit qui guide et donne la vie."
"Écoutez-le, car celui qui le reçoit, me reçoit, moi qui l'ai envoyé, non en vertu de mon souverain pouvoir, mais à la façon d'un père. En tant qu'homme, en effet, il est envoyé, mais en tant que Dieu, il demeure en moi, et moi en lui. Celui qui n'honore pas mon Fils unique et bien-aimé, ne m'honore pas, moi, le Père, qui l'ai envoyé. Ecoutez-le, car il a les paroles de la vie éternelle."
Le Sauveur, dans sa transfiguration, n'a rien perdu de sa nature corporelle; il nous a seulement découvert quelle sera la gloire que la résurrection devait communiquer, soit à son corps, soit aux nôtres. Après le jugement, tous les élus le verront tel qu'il a apparu à ses Apôtres sur le Thabor.
L'humanité transfigurée de Jésus et la présence de deux saints pendant un instant seulement a tant de charmes que Pierre s'efforce par ses prières d'obtenir la prolongation de ce bonheur; que sera donc la félicité du ciel, où nous contemplerons la Divinité elle-même au milieu des choeurs angéliques. «Car il ne comprenait point ce qu'il disait». Quoique Pierre, plongé dans un étonnement qu'explique la faiblesse de la nature humaine, ne sache pas ce qu'il dit, ses paroles ne laissent pas de manifester les sentiments de son âme: Car s'il ne comprend point ce qu'il dit, c'est parce qu'il oublie que le royaume que Dieu a promis à ses saints n'est point sur la terre, mais dans le ciel; c'est qu'il ne s'est point rappelé que tant qu'ils seront enveloppés d'un corps mortel, ni lui ni les autres Apôtres ne pourront entrer en participation de cette vie immortelle; c'est qu'il a oublié enfin que dans la maison du Père céleste toute construction humaine est inutile. Ajoutons qu'aujourd'hui encore ce serait une folie de prétendre faire une distinction entre la loi, les prophètes et l'Évangile, puisque ces trois objets forment un tout indivisible.
Pierre avait demandé une tente matérielle; Dieu lui donne pour abri un nuage, il lui apprend ainsi qu'après la résurrection les élus sont abrités sous les rayons glorieux de l'Esprit saint, et non plus sous le toit d'une habitation faite par la main des hommes. «Et il survint une nuée qui les couvrit». Ils ont fait une demande indiscrète, et ils ne méritent pas que le Sauveur leur réponde; c'est Dieu le Père, qui répond à la place de son Fils: «Une voix sortit de la nuée, et fit entendre ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé», etc.
C e grand prophète qui, d'après la parole de Moïse ( Dt 18 ), doit venir au monde, et dont l'enseignement doit être écouté par tout homme qui veut être sauvé, c'est lui qui est venu, revêtu de notre chair et dont Dieu le Père recommande à ses disciples d'écouter la doctrine: «Et aussitôt, regardant autour d'eux, ils ne virent plus personne». Le Fils vient d'être révélé, les serviteurs disparaissent aussitôt, afin que la parole du Père ne parût point s'adresser à eux ( Ex 13,21 Ex 16,10 Ex 19,9 Ex 34,9 Ex 40,32 Lv 16,2 Nb 11,25 Nb 12,5 Dt 31,15 ).
Les vêtements du Seigneur, ce sont les saints qui, au ciel, brilleront d'un éclat tout nouveau. Le foulon, c'est celui à qui le Psalmiste adresse cette prière: «Lavez-moi de plus en plus clé mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché» ( Ps 1); car Dieu ne peut donner à ses fidèles sur la terre l'éclat qu'il leur réserve dans le ciel.
La présence de Moïse et d'Elie, dont l'un a subi la mort ( Dt 34) et l'autre a été transporté vivant dans le ciel (IV R 2) est le symbole de la gloire future de tous les saints. Le jour du jugement les trouvera ou vivants dans leurs corps, ou sur le point de sortir du tombeau où la mort les retenait depuis longtemps; tous régneront avec Jésus-Christ.
Il est à remarquer que le mystère de la sainte Trinité qui avait d'abord été révélé au baptême de Notre-Seigneur dans le Jourdain, est ici proclamé de nouveau dans sa glorification sur le Thabor, Dieu nous apprend ainsi que nous verrons et que nous louerons après la résurrection la gloire que nous professons par la foi dans le baptême. Et ce n'est pas sans raison que l'Esprit saint, qui avait d'abord apparu sous la forme d'une colombe, manifeste ici sa présence dans une nuée éclatante; il veut nous enseigner dans quelle éclatante lumière nous contemplerons l'objet de notre foi, si nous avons fidèlement pratiqué ses enseignements dans la simplicité de notre coeur. Pendant que la voix du Père céleste se faisait entendre sur son Fils, les disciples ne voient plus que Jésus seul, parce qu'en effet, lorsque Jésus se sera manifesté à ses élus, Dieu sera tout en tous, comme le dit saint Paul ( 1Co 15 ): «De même que le Fils ne fait qu'un avec le corps, Jésus-Christ brillera éternellement en tout, et ne fera plus qu'un avec ses saints.
C'est-à-dire que les justes qui auront brillé sur la terre de l'éclat d'une vie sainte seront unis intimement au Sauveur dans la clarté immortelle du ciel; car les vêtements figurent ici les justes que Jésus s'est attaché.
Ou bien par le foulon, nous pouvons entendre les saints prédicateurs et ceux qui purifient les âmes sur la terre; aucun d'eux ne peut vivre si saintement que la pureté de son âme ne soit ternie par quelque tache; mais après la résurrection, ils seront purifiés de toutes les souillures du péché. La grâce de Dieu les revêtira d'une sainteté que ni les rigueurs de la pénitence, ni les exemples, ni l'enseignement des prédicateurs ne pourraient leur donner.
Qu'on ne s'imagine donc pas voir un jour dans le ciel, soit dans la personne du Sauveur, soit dans celle des saints qui partageront l'éclat de sa gloire une transformation quelconque dans les traits du visage; une clarté resplendissante viendra simplement s'ajouter à leur nature.
Saint Luc, en disant: «Huit jours après», n'est point en contradiction avec, saint Marc; car il comprend dans ces huit jours celui où si-lit cette prédiction et celui où elle s'accomplit. Or, pourquoi le Sauveur laissa-t-il s'écouler un intervalle de six jours? C'était afin que dans cet intervalle le désir des Apôtres devînt plus vif et leur inspirai une vigilance et une attention plus grande pour les grandes choses qu'ils allaient contempler.
Pierre ne comprenait pas non plus que la transfiguration n'avait pour objet que de donner à ceux qui en étaient les témoins une preuve de la véritable gloire du ciel; que Moïse n'était point présent en corps et en urne; que ce qui se passait là était une leçon donnée aux chrétiens qui devaient un jour s'éloigner du monde et habiter dans le désert. «La frayeur les avait jetés hors d'eux-mêmes».
Cette frayeur avait fait sortir leur âme de son état ordinaire pour l'élever dans une région supérieure; ils voyaient deleurs yeux Moïse et Elie, mais en même temps leur âme, comme soustraite par la contemplation aux impressions des sens, était tout absorbée par un sentiment tout céleste.
C'est afin de bien persuader aux Apôtres que cette voix venait de Dieu lui-même, qu'elle sort d'une nuée dans laquelle Dieu avait coutume d'apparaître. Ces paroles: «Voici mon Fils bien-aimé», attestent que le Père et le Fils ont une même volonté, et que, sauf la filiation, le Fils ne fait qu'un avec le Père qui l'a engendré.
Ou bien encore, ces vêtements blancs, ce sont les écrits des Évangélistes et des Apôtres, écrits plus lumineux que tous les écrits des hommes, dont les interprètes ne pourront jamais atteindre la clarté.
Le Seigneur Jésus a voulu que Moïse gravît seul la montagne, mais il fut rejoint par Josué. Dans l'Évangile aussi, c'est à Pierre, Jacques et Jean, seuls de tous les disciples, qu'il révéla la gloire de sa résurrection. Ainsi voulut-il que son mystère demeurât caché, et il les avertissait fréquemment de ne pas annoncer facilement ce qu'ils avaient vu à n'importe qui, pour qu'un auditeur trop faible ne trouvât là un obstacle qui empêcherait son esprit inconstant de recevoir les mystères dans toute leur force. Car enfin Pierre lui-même ne savait pas ce qu'il disait (Lc 9,33), puisqu'il croyait qu'il fallait dresser trois tentes pour le Seigneur et ses acolytes. Ensuite, il n'a pas pu supporter l'éclat de gloire du Seigneur qui se transfigurait, mais il tomba sur le sol, comme tombèrent aussi les fils du tonnerre, Jacques et Jean, quand la nuée les recouvrit, et ils ne purent se relever que lorsque Jésus s'approcha et les toucha, leur ordonna de se lever et de calmer leur crainte.
Ils entrèrent donc dans la nuée pour connaître ce qui est secret et caché, et c'est là qu'ils entendirent la voix de Dieu disant: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour: écoutez-le (Mt 17,5). Que signifie: Celui-ci est mon Fils bien-aimé? Cela veut dire - Simon, ne t'y trompe pas! - que tu ne dois pas placer le Fils de Dieu sur le même rang que les serviteurs. "Celui-ci est mon Fils: Moïse n'est pas mon Fils, Élie n'est pas mon Fils, bien que l'un ait ouvert le ciel, et que l'autre ait fermé le ciel." L'un et l'autre, en effet, à la parole du Seigneur, ont vaincu un élément, mais ils n'ont fait que prêter leur ministère à celui qui a affermi les eaux et fermé par la sécheresse le ciel, qu'il a fait fondre en pluie dès qu'il l'a voulu.
Là où le témoignage sur la résurrection est invoqué, on fait appel au ministère des serviteurs, mais là où se montre la gloire du Seigneur qui ressuscite, la gloire des serviteurs tombe dans l'obscurité. Car, en se levant, le soleil obscurcit jusqu'aux globes des étoiles, et toutes leurs lumières disparaissent devant l'éclat du soleil de ce monde. Comment donc, devant l'éternel soleil de justice, pourrait-on voir encore des étoiles de chair? Où sont donc ces lumières qui brillaient à nos yeux par quelque miracle? Toutes sont ténèbres en comparaison de la lumière éternelle. D'autres s'empressent de plaire à Dieu par leurs services, lui seul est la lumière éternelle, en qui le Père se complaît ou en qui, dit-il, "je me suis complu, afin que l'on croie que tout ce qu'il a fait est à moi, et que tout ce que j'ai fait, on croie à bon droit que c'est l'oeuvre du Fils."
Écoutez celui-ci dire de lui-même: Le Père et moi, nous sommes un (Jn 10,30). Il n'a pas dit: "Moïse et moi, nous sommes un." Il n'a pas dit qu'il y a une quelconque communion dans la gloire éternelle entre Élie et lui. Pourquoi préparez-vous trois tentes? Celui-ci n'a pas sa tente sur la terre, mais au ciel.
Ils entrèrent donc dans la nuée pour connaître ce qui est secret et caché, et c'est là qu'ils entendirent la voix de Dieu disant: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour: écoutez-le (Mt 17,5). Que signifie: Celui-ci est mon Fils bien-aimé? Cela veut dire - Simon, ne t'y trompe pas! - que tu ne dois pas placer le Fils de Dieu sur le même rang que les serviteurs. "Celui-ci est mon Fils: Moïse n'est pas mon Fils, Élie n'est pas mon Fils, bien que l'un ait ouvert le ciel, et que l'autre ait fermé le ciel." L'un et l'autre, en effet, à la parole du Seigneur, ont vaincu un élément, mais ils n'ont fait que prêter leur ministère à celui qui a affermi les eaux et fermé par la sécheresse le ciel, qu'il a fait fondre en pluie dès qu'il l'a voulu.
Là où le témoignage sur la résurrection est invoqué, on fait appel au ministère des serviteurs, mais là où se montre la gloire du Seigneur qui ressuscite, la gloire des serviteurs tombe dans l'obscurité. Car, en se levant, le soleil obscurcit jusqu'aux globes des étoiles, et toutes leurs lumières disparaissent devant l'éclat du soleil de ce monde. Comment donc, devant l'éternel soleil de justice, pourrait-on voir encore des étoiles de chair? Où sont donc ces lumières qui brillaient à nos yeux par quelque miracle? Toutes sont ténèbres en comparaison de la lumière éternelle. D'autres s'empressent de plaire à Dieu par leurs services, lui seul est la lumière éternelle, en qui le Père se complaît ou en qui, dit-il, "je me suis complu, afin que l'on croie que tout ce qu'il a fait est à moi, et que tout ce que j'ai fait, on croie à bon droit que c'est l'oeuvre du Fils."
Écoutez celui-ci dire de lui-même: Le Père et moi, nous sommes un (Jn 10,30). Il n'a pas dit: "Moïse et moi, nous sommes un." Il n'a pas dit qu'il y a une quelconque communion dans la gloire éternelle entre Élie et lui. Pourquoi préparez-vous trois tentes? Celui-ci n'a pas sa tente sur la terre, mais au ciel.
C'est de lui-même que saint Marc dit: «Pierre ne comprenait point ce qu'il disait». Ces paroles signifient que dans l'égarement où se trouvait son esprit, Pierre était sans doute poussé par un esprit étranger, peut-être par cet esprit môme qui fit de lui un objet de scandale pour Jésus-Christ, lorsqu'il entreprit de détourner son divin Maître de souffrir la mort qui devait sauver le monde; cet esprit séducteur veut encore ici, sous l'apparence du bien, détourner Jésus-Christ d'avoir compassion de la misère dus hommes, de venir à eux et de mourir pour les sauver.
Enfin, nous pouvons désigner sous le nom de foulons sur la terre les sages de ce monde qui embellissent de l'éclat de leur génie leurs honteuses inventions ou leurs dogmes menteurs; mais jamais les ressources de leur art ne pourront réaliser une oeuvre égale à la parole qui enseigne aux ignorants la splendeur des pensées divines renfermées dans les Écritures, qui sont méprisées pourtant d'un si grand nombre.