Marc 9, 39
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
Second motif : à l’égard de Jésus,
la neutralité n’est pas possible. L’homme en question avait prouvé qu’il n’était pas contraire au Sauveur, il
lui était donc favorable. Pourquoi le repousserait-on ? — Contre vous... pour vous. La Recepta porte « contre
nous, pour nous » ; mais la leçon de la Vulgate, soutenue par un grand nombre de manuscrits (A, D, E, F, G,
H, K, M, L, V, etc.), est probablement authentique. — S. Matthieu place sur les lèvres du Sauveur, mais dans
une autre occasion, Matth. 12, 30 (voyez le commentaire), une sentence qui semble, à première vue, en
complète opposition avec celle-ci. Néanmoins la contradiction n’est qu’apparente. « On sait, dit fort bien
D. Calmet, que ces sortes de proverbes populaires peuvent s’appliquer à différents sujets, et sont susceptibles
de différents sens suivant les circonstances où on les emploie » [411].
Ce n'était ni par un zèle exagéré, ni par un sentiment d'envie que Jean voulait interdire à cet homme le pouvoir de chasser les démons; sa pensée était que tous ceux qui invoquaient le nom du Seigneur devaient suivre Jésus-Christ et faire partie du nombre de ses disciples. Mais le Seigneur voulait se servir de ceux qui font des miracles, malgré leur indignité, pour amener les autres à la foi et les exciter eux-mêmes par cette grâce ineffable à une vie plus sainte: «Jésus lui répondit: Ne l'en empêchez pas», etc.
Il explique pourquoi il n'est pas convenable de faire cette défense à cet homme: «Il n'est personne qui ayant fait un miracle en mon nom puisse aussitôt dire du mal de moi». Il parle ici de ceux qui devaient tomber dans l'hérésie, comme Simon, Ménandre et Cerinthe, qui ne faisaient point de vrais miracles au nom de Jésus-Christ, mais qui trompaient les fidèles par de faux prodiges. Ceux-ci, au contraire, bien qu'ils ne soient point avec nous, ne pourront jamais se déclarer contre moi dans leurs discours, puisqu'ils honorent mon nom en recourant à lui pour opérer des prodiges.