Marc 8, 36

Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ?

Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ?
Pape Saint Jean-Paul II
Dans le martyre vécu comme l'affirmation de l'inviolabilité de l'ordre moral, resplendissent en même temps la sainteté de la Loi de Dieu et l'intangibilité de la dignité personnelle de l'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu : il n'est jamais permis d'avilir ou de contredire cette dignité, même avec une intention bonne, quelles que soient les difficultés. Jésus nous en avertit avec la plus grande sévérité : « Que sert à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre viC ? » (Mc 8, 36).
Saint Jean Chrysostome
Comme Notre-Seigneur avait dit: «Celui qui voudra sauver son âme la perdra», et qu'on aurait pu croire qu'il était égal de la sauver ou de la perdre, il ajoute: «Et que sert à l'homme de gagner le monde entier, et de se perdre soi-même ?» C'est-à-dire: ne dites pas qu'un homme a sauvé sa vie, parce qu'il a échappé au supplice de la croix, car quand même à la conservation de son âme, c'est-à-dire de cette vie, il joindrait la conquête du monde entier, quel fruit lui en reviendra-t-il, s'il vient à perdre son âme? En a-t-il une autre qu'il puisse donner en échange? On peut recevoir pour une maison une somme d'argent, mais celui qui vient à perdre son âme ne peut donner une autre âme en échange. C'est avec dessein que le Sauveur se sert de cette expression; «Et que donnera l'homme en échange de soi-même ?» Car Dieu a donné en échange pour notre salut le sang précieux de Jésus-Christ.