Marc 8, 25

Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.

Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.
Louis-Claude Fillion
Quand Jésus eût imposé une seconde fois ses mains divines sur les yeux de l’aveugle, la vue redevint parfaite en un moment ; « bien et fixement », disent les meilleurs manuscrits grecs, suivis par les versions copte et éthiopienne. Le manuscrit D a « il commença à voir », comme la Vulgate. La Recepta porte : « et (Jésus) le fit regarder ». — La fin du verset montre jusqu’à quel point la guérison était complète : il voyait toutes choses distinctement. Le texte grec signifie littéralement : « il voyait très clairement et de loin ».
Saint Jérôme
Ou bien encore, il voit les hommes comme des arbres, parce qu'il les considère comme lui étant supérieurs. Jésus lui met de nouveau les mains sur les yeux pour rendre à sa vue toute sa netteté, c'est-à-dire pour lui faire voir les choses invisibles comme à travers les choses visibles, et pour que les yeux de son coeur purifié puissent contempler ce que l'oeil de l'homme n'a jamais vu, la clarté brillante d'une âme purifiée de la rouille du péché. Notre-Seigneur le renvoie dans sa maison, c'est-à-dire dans son coeur, afin qu'il pût voir en lui ce qu'il n'y avait jamais vu, car l'homme qui désespère de son salut regarde comme absolument impossible ce qui paraît on ne peut plus facile à l'âme que la grâce inonde de ses lumières.
Saint Jean Chrysostome
Mais de ce premier degré de guérison, le Sauveur le conduite une foi parfaite, qui lui obtient l'usage complet de ses yeux: «Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux, et il commença à voir, et il fut guéri, de sorte qu'il voyait clairement toutes choses».