Marc 6, 34
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Sortant de la barque. C’est-à-dire, ayant débarqué ; ou bien, selon d’autres (Cf. Jean 6, 3), ayant quitté le
sommet d’une petite colline sur laquelle il était monté avec ses disciples tandis que la foule approchait. Voilà
Jésus et les Douze frustrés de la retraite et du repos qu’ils s’étaient promis ! Mais le bon Pasteur s’oublie
lui-même pour ne penser qu’à ses pauvres brebis ! — Il en eut compassion : son divin cœur est saisi d’une
indicible pitié au souvenir des misères morales du peuple qui l’entoure. Ces misères sont décrites
brièvement, mais vivement, à l’aide d’une réflexion propre à S. Marc, quoique S. Matthieu l’ait aussi faite en
un autre endroit, Matth. 9, 36. (Voyez le commentaire de Matth. 9, 36). — Ils étaient comme des brebis sans
berger. Rien ne montre mieux que cette image le triste état moral dans lequel était alors la nation
théocratique. « Les Pharisiens, ces loups dévorants, ne nourrissaient pas le peuple ; au contraire, ils le
dévoraient », Théophylacte. Plaise à Dieu que les brebis du Christ n’aient à leur tête que des pasteurs fidèles ! — Il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. « Il leur parlait du royaume de Dieu », dit S. Luc,
Luc 9, 11, et il ajoute : « et guérissait ceux qui avaient besoin d’être guéris ».
A leur exemple, n'attendez pas que Jésus-Christ vous appelle, mais hâtez-vous de le devancer. - «Et étant sorti de la barque, il vit une grande multitude, et il en eut compassion», etc. Les pharisiens, ces loups ravisseurs, loin de nourrir le peuple, le dévoraient; aussi se presse-t-il en foule autour de Notre-Seigneur, le vrai pasteur qui lui distribue la nourriture spirituelle de la parole de Dieu: «Et il commença à leur enseigner beaucoup de choses». Il voit dette multitude que la vue de ses miracles attire à sa suite malgré les fatigues d'une longue route, il en a compassion, et il satisfait à son désir en l'instruisant.
Il y a une promesse de Dieu rapportée par le prophète Ézékiel qui s'accorde avec les passages de l'Ecriture concernant l'élévation d'un personnage célèbre. Dieu dit à ceux qu'il veut combler de ses bienfaits et sauver: Je vous susciterai un pasteur unique, mon serviteur David (Ez 34,23). C'est celui qui a dit dans l'évangile: Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,11). Il est leur guide et leur très bon berger, et il s'expose au danger pour elles. Il meurt, en effet, ayant, par la grâce de Dieu, goûté la mort pour le salut de tous (He 2,9), afin de leur donner la vie et de glorifier le Seigneur tout-puissant.
Car Michée, le saint prophète, a prophétisé à son sujet, et fait cette prédiction dans un cantique: Le Seigneur se dressera, il verra et il fera paître son troupeau avec puissance, et ils vivront au nom de leur Dieu tout-puissant (Mi 5,3), c'est-à-dire qu'ils participeront à Celui qui a dit à Moïse, l'annonciateur des divins mystères: Je suis celui qui suis (Ex 3,14).
De même que le véritable David, pasteur très bon à la main vigoureuse, s'est dressé pour faire paître les brebis qui écoutent la voix de Jésus (cf. Jn 10,3), brebis conduites par la main de Jésus et peuple de son pâturage (Ps 94,7), de même Celui qui s'élève d'une racine, comme le dit l'Écriture (Is 11,1), s'est levé en très bon chef de guerre envoyé par la bienveillance du Père. Il a mis en déroute ses ennemis épouvantés, en les frappant dans le dos avec ses mains. Il est loué et glorifié par ses propres frères, car il est apparu comme le premier-né d'entre eux, selon la parole de l'Apôtre: Ceux que lui, Dieu, connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères (Rm 8,29). A leur propos, le premier-né dit à Dieu: Je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée (Ps 21,23).
Car Michée, le saint prophète, a prophétisé à son sujet, et fait cette prédiction dans un cantique: Le Seigneur se dressera, il verra et il fera paître son troupeau avec puissance, et ils vivront au nom de leur Dieu tout-puissant (Mi 5,3), c'est-à-dire qu'ils participeront à Celui qui a dit à Moïse, l'annonciateur des divins mystères: Je suis celui qui suis (Ex 3,14).
De même que le véritable David, pasteur très bon à la main vigoureuse, s'est dressé pour faire paître les brebis qui écoutent la voix de Jésus (cf. Jn 10,3), brebis conduites par la main de Jésus et peuple de son pâturage (Ps 94,7), de même Celui qui s'élève d'une racine, comme le dit l'Écriture (Is 11,1), s'est levé en très bon chef de guerre envoyé par la bienveillance du Père. Il a mis en déroute ses ennemis épouvantés, en les frappant dans le dos avec ses mains. Il est loué et glorifié par ses propres frères, car il est apparu comme le premier-né d'entre eux, selon la parole de l'Apôtre: Ceux que lui, Dieu, connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères (Rm 8,29). A leur propos, le premier-né dit à Dieu: Je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée (Ps 21,23).