Marc 6, 11
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
En témoignage contre eux ; c’est-à-dire afin que ce soit pour eux un témoignage que vous ne pouvez plus avoir aucun commerce avec eux, puisqu’ils refusent d’embrasser la religion divine que vous prêchez.
Lorsqu’on ne voudra pas vous recevoir.
La Recepta grecque a la même leçon que la Vulgate ; mais de nombreux manuscrits portent « en toute place
où vous ne serez pas reçus », variante qui a de grandes chances d’originalité. — Secouez la poussière,…
Voyez l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 10, 14. Par ce geste symbolique, les Apôtres éconduits
montraient 1° qu’ils rompaient toute communion avec ceux qui les traitaient d’une façon si brutale, et qu’ils
ne voulaient avoir absolument rien de commun avec eux ; 2° qu’ils déclinaient toute responsabilité dans leur
refus obstiné, de recevoir l’Évangile. « Cette poussière était un signe pour ces entêtés, elle leur montrait la
voie vers la grâce, que suivaient en vain les disciples du Christ » [305]. — La Recepta ajoute après le
pronom eux : « Amen je vous le dis, au jour du jugement Sodome et Gomorrhe seront traités moins
sévèrement que cette ville ». Mais c’est là vraisemblablement une glose insérée dans le texte et empruntée au
passage parallèle de Matth. 10, 15.
Il ne veut pas qu'en changeant ainsi de maison, ils donnent lieu au reproche de sensualité, «Et quant à ceux qui ne vous recevront point et ne vous écouteront point, lorsque vous sortirez, secouez la poussière de vos pieds», etc. Le dessein du Sauveur, en leur faisant ce commandement, est de montrer aux peuples qu'ils évangélisent qu'ils ont entrepris une longue route dans l'intérêt de leurs âmes, ou qu'ils n'ont voulu rien recevoir d'eux, pas même la poussière; et ils doivent secouer cette poussière, pour être on témoignage contre eux, c'est-à-dire une véritable accusation.
Ou bien, pour être un témoignage des fatigues de la route qu'ils ont supportées pour eux, ou pour signifier que la poussière des péchés des prédicateurs retombe sur eux. «Etant donc partis, ils prêchaient aux peuples de faire pénitence», etc. Saint Marc seul rapporte qu'ils oignaient d'huile les malades; saint Jacques, dans son Epître canonique dit quelque chose de semblable ( Jc 5). Or, l'huile repose le corps fatigué, et elle produit tout à la fois la lumière et la joie. L'huile de l'onction figure la miséricorde de Dieu, la guérison des infirmités, la lumière du coeur, toutes choses qui sont le fruit de la prière.