Marc 5, 32
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Et il
regardait… Autre geste dont la mention est de nouveau spéciale à S. Marc. Nous avons vu du reste que le
second Évangéliste aime à signaler les regards de Jésus. Cf. Marc 3, 5 et la note. L’emploi de l’imparfait
indique un regard scrutateur et prolongé. — Pour voir celle qui avait fait cela. L’hémorrhoïsse est désignée
en cet endroit par anticipation : le narrateur se place au point de vue du lecteur, qu’il a déjà mis au courant de
la situation.
Jésus n'est touché que par une femme fidèle, alors que la foule le presse de toutes parts, c'est-à-dire qu'il est accablé sous le poids des fausses doctrines des hérétiques ou des moeurs perverses des mauvais chrétiens, tandis qu'il ne reçoit que de la seule Eglise catholique un culte fidèle. L'Eglise, formée des nations, s'approche de Jésus par derrière, car elle n'a pas vu le Seigneur dans sa chair, et ce n'est qu'après l'accomplissement des mystères de l'incarnation qu'elle est parvenue à la foi en Jésus-Christ; et en méritant d'être guérie de ses péchés par la participation aux sacrements du Sauveur, elle a comme tari par le contact de ses vêtements la source du sang qui s'écoulait. Or, Notre-Seigneur regarde tout autour pour voir celle qui l'a touchée, parce qu'il juge dignes des regards de sa miséricorde tous ceux qui méritent la grâce du salut.