Marc 4, 36
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
Et ayant renvoyé la foule. Les disciples congédient doucement la
foule, en lui disant que le Maître va partir. Cela fait, ils l’emmenèrent … tel qu’il était c’est-à-dire, « sans
aucune préparation pour le chemin », Wetstein. « C’est une façon élégante de parler quand on veut dire que
quelqu’un a persévéré fidèlement dans sa voie, de dire qu’il a conservé le même habit » , écrit Wolf au sujet
de cette expression. Le départ fut donc immédiat. Du reste, Jésus était déjà tout embarqué d’après Marc 4, 1.
Plus loin, Marc 6, 8, nous verrons le Sauveur recommander à ses Apôtres de se mettre en route sans aucun
préparatif, quand ils entreprendront leurs premières missions : il commence par prêcher d’exemple. — Et
d’autres barques le suivaient… Ces autres barques, qui se mirent à la suite de celle qui portait Jésus,
contenaient des disciples désireux de ne pas se séparer du Sauveur. La petite flottille fut probablement
dispersée par l’orage, car, au débarquement, Jésus parait avoir été seul avec les Apôtres.
Le Seigneur prend avec lui ses disciples, pour les rendre témoins du miracle qu'il allait opérer; mais il ne reçoit aucune autre personne avec eux, pour ne pas exposer au grand jour la faiblesse de leur foi. C'est pour nous apprendre que les autres personnes étaient montées dans d'autres barques que le texte sacré ajoute: «D'autres barques accompagnaient la sienne». Pour garantir ses disciples de l'orgueil que pouvait leur inspirer le choix spécial dont ils étaient l'objet, il permet qu'ils soient exposés à un extrême danger; il veut en même temps leur apprendre à supporter courageusement les épreuves: «Et il s'éleva un vent impétueux». Afin que le miracle dont ils vont être témoins laisse dans leur âme une plus vive impression, il se livre au sommeil, pour laisser à la crainte l'occasion de s'emparer d'eux: «Et Jésus était à la poupe dormant sur un oreiller». S'il avait veillé, ou les disciples n'auraient eu aucune frayeur et n'auraient pas eu recours à lui au fort de la tempête, ou bien ils n'auraient pas cru qu'il pût faire un si grand miracle. - théoph. Il les laissa donc tomber dans cette frayeur en face du danger, pour leur faire éprouver personnellement les effets de sa puissance, eux qui l'avaient vu s'exercer en faveur des autres. Or, il dormait sur l'oreiller du navire, c'est-à-dire la tête appuyée sur une planche.