Marc 4, 1

Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.

Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
Louis-Claude Fillion
Il se mit de nouveau à enseigner… La mise en scène est décrite dans ce premier verset d’une manière graphique, digne de S. Marc. « De nouveau », parce qu’à plusieurs reprises déjà, Marc 2, 13 ; 3, 7, l’Évangéliste avait montré le divin Maître enseignant au bord du lac. « Il se mit », car à peine l’orateur avait-il pris la parole, qu’il se fit autour de lui un immense concours de peuple (une foule nombreuse se rassembla autour de lui) qui l’obligea d’interrompre momentanément son discours, afin de prendre quelques mesures, de manière à n’être pas trop comprimé par la foule. La Recepta et la plupart des anciens témoins se traduisent par « une grande multitude s'étant assemblée auprès de lui ». Plusieurs manuscrits importants (B, C, L, Δ) portent « une foule nombreuse se rassemble ». Cette variante a nos préférences, soit parce qu’elle est plus conforme au style de S. Marc où l’emploi du temps présent est si fréquent, soit parce que les deux autres synoptiques parlent aussi d’un rassemblement très considérable « des foules nombreuses s’assemblèrent autour de lui », Matth. 13, 2 ; « comme une grande foule s’était assemblée, et qu’on accourait des villes auprès de lui », Luc 8, 4. — De sorte qu’il monta dans une barque. Dans le grec avec l’article, pour montrer qu’il s’agit d’un bateau bien déterminé : c’était sans doute celui que Jésus s’était réservé précédemment, Marc 3, 9, pour les occurrences de ce genre. — Et s’assit, sur la mer. Comme tout est gracieux et populaire dans l’enseignement de Jésus ! Comp. l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 5, 1. — Toute la foule était à terre, au bord de la mer. Ces mots font tableau, et nous montrent le nombreux auditoire groupé sur le rivage et tourné du côté du lac, tandis que l’Orateur était assis dans sa barque à quelque pas de la rive.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Les dernières paroles du Sauveur sembleraient indiquer une certaine indifférence pour sa mère; cependant, il a pour elle les plus grands égards, car c'est à sa considération qu'il se dirige sur les bords de la mer. «Et il se mit de nouveau à enseigner».
Saint Bède le Vénérable
Le récit de saint Matthieu prouve que ce discours que Jésus va prononcer sur le bord de la mer a eu lieu le même jour que celui qui précède, car cet Évangéliste, après avoir rapporté le premier discours, ajoute immédiatement: «Ce même jour, Jésus sortit de la maison et vint s'asseoir sur le bord de la mer».

Il sort de la maison, et continue ses enseignements sur le bord de la mer, pour figurer qu'il devait laisser la synagogue pour réunir la multitude des nations par le ministère de ses Apôtres: «Et une foule nombreuse se réunit autour de lui», etc.
Saint Jérôme
Il commence à enseigner sur le bord de la mer, comme pour indiquer, par la nature du lieu qu'il choisit, l'amertume et l'inconstance de ses auditeurs.