Marc 3, 12

Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Louis-Claude Fillion
Le Fils de Dieu, c’est-à-dire le Messie en tant qu’il était censé avoir avec Dieu les relations les plus étroites, il n’est pas probable que ce titre eût, dans la bouche des démons, le sens strict de « Fils naturel de Dieu ». — Il leur défendait, avec de sévères menaces… Nous avons recherché plus haut [225] les motifs pour lesquels Jésus-Christ imposait ainsi le silence aux démons, S. Matthieu, dans le passage parallèle, Matth. 12, 17-21, relève une belle prophétie d’Isaïe que Jésus réalisait à cette époque de la façon la plus parfaite.
Saint Théophylacte d'Ohrid
«Tous ceux qui avaient quelques plaies», etc. Il appelle plaies les infirmités, car Dieu nous châtie comme un père châtie ses enfants.

Saint Luc dit qu'il gravit cette montagne pour se livrer à la prière. Après avoir opéré des miracles, il prie, pour nous apprendre à rendre à Dieu nos actions de grâces du bien que avons pu faire, et à en renvoyer toute la gloire à la puissance de Dieu.

Dans le sens moral, les hérodiens sont les hommes charnels qui veulent faire mourir Jésus-Christ, car Hérode signifie couvert de peaux; mais ceux qui quittent leur pays, c'est-à-dire leurs habitudes vicieuses, suivent Jésus-Christ et leurs plaies, c'est-à-dire leurs péchés, qui sont les blessures de leurs âmes, sont guéries par le Sauveur Jésus en nous, c'est la raison qui veut que notre barque, c'est-à-dire notre corps, soit au service de ce divin Maître, dans la crainte d'être submergée sous les vagues dos choses de la terre.
Saint Bède le Vénérable
«Et il leur défendait, avec de grandes menaces, de révéler qui il était», car Dieu dit au pécheur ( Ps 49): «Pourquoi oses-tu raconter mes justices ?» La prédication de la vérité est donc interdite au pécheur, dans la crainte que ses disciples, en prêtant l'oreille à sa parole, ne le suivent dans ses égarements. Un mauvais maître, en effet, est un démon tentateur, qui, au vrai, mêle le faux, afin de cacher ses menées frauduleuses sous l'apparence de la vérité. Du reste, non-seulement les démons, mais ceux que Jésus-Christ guérissait, les Apôtres eux-mêmes, recevaient l'ordre de taire les miracles qu'il opérait, dans la crainte que la manifestation de sa majesté divine ne retardât l'oeuvre salutaire de sa passion.