Marc 3, 11
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
Les esprits impurs… se prosternaient. Quel beau et frappant contraste ! Les malades
se jettent sur Jésus afin d’obtenir leur guérison ; les possédés se prosternent devant lui, reconnaissant, son
caractère messianique, et le conjurant sans doute, comme en d’autres circonstances, de les laisser en paix.
Remarquez qu’on parle des esprits immondes comme s’ils n’eussent fait qu’une seule et même chose ; avec
les malheureux dont ils s’étaient emparés. Voyez notre commentaire sur S. Matthieu. — Quand ils le
voyaient. La conjonction a ici le sens de « toutes les fois que ». Les trois imparfaits de ce verset sont à noter :
ils indiquent un fait habituel et constant.
Ils se prosternaient donc aux pieds du Sauveur, et ceux qui avaient des plaies, des infirmités corporelles, et ceux qui étaient tourmentés par des esprits immondes. Les premiers demandaient simplement à être guéris de leurs infirmités; les possédés, ou plutôt les démons qui habitaient eu eux, non-seulement se prosternaient, terrassés qu'ils étaient par une crainte divine, mais encore ils étaient contraints de proclamer sa divinité: «Et il s'écriaient: Vous êtes le Fils de Dieu». Qui ne s'étonnerait, après cela, de l'aveuglement des Ariens, qui, malgré la gloire de sa résurrection, refusent le titre de Fils de Dieu à celui dont les démons proclament la filiation divine, lorsqu'il est encore revêtu de sa chair mortelle.
«Et Barthélemi». Qui est le fils de Celui qui suspend les eaux; de Celui qui a dit ( Is 5): «Et je commanderai aux nuages de ne point verser leurs eaux sur la terre». Ce nom de fils de Dieu, on l'acquiert par un esprit pacifique, par l'amour de ses ennemis. «Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils sont enfants de Dieu» ( Mt 5); «Aimez vos ennemis, afin d'être les enfants de Dieu».