Marc 3, 1
Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
Dans cet épisode, comme dans celui qui précède, nous voyons Jésus ramener
le sabbat à son véritable esprit, de même qu’il avait fait un peu plus haut pour le jeûne. Cf. Marc 2, 18-22. Ce
n’était pas sans besoin, car peu de lois avaient été autant torturées par les Pharisiens, et par là même autant
éloignées des intentions que Dieu s’était proposées en les instituant. — Jésus entra de nouveau dans la
synagogue. « De nouveau » nous reporte au v. 21 du chap. 1, où nous avions déjà vu le Sauveur entrer dans
une synagogue pour y opérer un grand miracle. Au point de vue chronologique, Luc 6, 6, a ici une note
importante : « Il arriva, un autre jour de sabbat ». D’après le récit de S. Marc, on pourrait croire que
l’incident qui va suivre eut lieu le même jour que celui des épis. — Une main desséchée. Cette expression
désigne une paralysie locale, qui privait le pauvre infirme de l’usage de sa main. Jéroboam avait été
miraculeusement atteint d’un mal semblable pour sa conduite sacrilège. Cf. 1R 13.4.
Dans le sens mystique, cet homme dont la main est desséchée, c'est le genre humain, incapable de produire aucune bonne oeuvre, mais qui est guéri par la miséricorde du Seigneur. Oui, c'est le genre humain, dont la main s'est desséchée pour avoir cueilli le fruit défendu, dans la personne de notre premier père; mais la grâce du Rédempteur, étendant sur l'arbre de la croix ses mains innocentes, lui a rendu la sève des bonnes oeuvres, sa vigueur première. C'est dans la synagogue que nous apparaît cette main desséchée, car c'est là où le don de la science est départi plus abondamment que se trouve aussi le danger plus grave d'une faute inexcusable.