Marc 16, 1
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
Marie de Magdala et les saintes femmes, qui venaient achever d’embaumer le corps de Jésus (cf. Mc 16, 1 ; Lc 24, 1) enseveli à la hâte à cause de l’arrivée du Sabbat le soir du Vendredi Saint (cf. Jn 19, 31. 42), ont été les premières à rencontrer le Ressuscité (cf. Mt 28, 9-10 ; Jn 20, 11-18). Ainsi les femmes furent les premières messagères de la Résurrection du Christ pour les apôtres eux-mêmes (cf. Lc 24, 9-10). C’est à eux que Jésus apparaît ensuite, d’abord à Pierre, puis aux Douze (cf. 1 Co 15, 5). Pierre, appelé à confirmer la foi de ses frères (cf. Lc 22, 31-32), voit donc le Ressuscité avant eux et c’est sur son témoignage que la communauté s’écrie : " C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon " (Lc 24, 34. 36).
Lorsque le sabbat fut passé ; c’est-à-dire le samedi au soir, lorsque le soleil fut couché. Le sabbat finissait au coucher du soleil. Pour accorder saint Marc avec saint Luc qui dit que ces femmes avaient préparé les parfums dès la veille du sabbat, il faut traduire ici : Elles avaient acheté des parfums ; ou bien elles achetèrent de nouveau des parfums qu’elles joignirent à ceux qu’elles avaient achetés la veille, et qui ne suffisaient pas pour embaumer comme il le faut le corps de Jésus-Christ.
« Après la tristesse du sabbat, brille un
jour heureux, qui détient le primat parmi les jours, les premiers rayons du soleil resplendissant en lui, et le
Seigneur ressuscitant triomphalement » [580]. Les détails de ce premier verset sont propres à notre
Évangéliste. Ils consistent en une date, en un fait, en un but. — 1° La date : Lorsque le sabbat fut passé ;
c’était donc le samedi soir après le coucher du soleil, puisque, à ce moment, le sabbat et son repos obligatoire
cessaient. — 2° Le fait : les trois saintes femmes que nous avions vues la veille auprès de la croix de Jésus
expirant, Marc 15, 40, achètent des baumes et des parfums précieux. Elles le pouvaient alors ; car, aussitôt
que le sabbat avait pris fin, les magasins, fermés pendant les vingt-quatre heures précédentes, s’ouvraient
afin que chacun pût faire ses achats pour les besoins du soir et du lendemain matin. — Marie mère de
Jacques est la même que « Marie mère de Joseph » de la fin du chap. 15 (v. 47). D’abord désignée, Marc 15,
40, par les noms réunis de ses deux fils, elle l’est ensuite alternativement par les noms séparés de l’un et de
l’autre. — 3° Le but : venir embaumer Jésus. L’ensevelissement du Sauveur avait eu lieu à la hâte et d’une
manière imparfaite à cause de l’approche du sabbat (cf. Marc 15, 42). Les pieuses amies de Jésus se
proposent de le compléter.
Elles ne comprenaient pas encore la grandeur et la dignité de la Divinité de Jésus-Christ. Elles vinrent, selon la coutume des Juifs, embaumer le corps de Jésus, pour lui conserver une odeur agréable, et le préserver de la corruption qu'engendrent les humeurs. Les parfums ont, en effet, une vertu dessicative, qui absorbe toutes les parties humides du corps et le préserve de la corruption.
La GloseTant qu'il leur fut permis de travailler, c'est-à-dire, jusqu'au coucher du soleil, les saintes femmes préparèrent pieusement les parfums nécessaires à la sépulture du Sauveur, comme le rapporte saint Luc. Mais le peu de temps qui leur restait ne leur permit point de terminer ces préparatifs; aussitôt donc que le jour du sabbat fut passé, et que le coucher du soleil leur eut rendu la liberté de reprendre leur travail, elles se hâtèrent d'aller acheter des parfums, comme le dit saint Marc, afin de pouvoir, le matin, embaumer le corps de Jésus, car elles ne purent se rendre au tombeau le soir du jour du sabbat, la nuit commençant à répandre son obscurité. - séver. Ces saintes femmes obéissent à un sentiment de piété propre à leur sexe, ce n'est pas un témoignage de foi qu'elles viennent offrir à Jésus-Christ vivant, ce sont des parfums qu'elles apportent pour embaumer un mort, c'est un hommage de leur tristesse qu'elles offrent à celui qui est enseveli, ce ne sont pas les joies d'un triomphe tout divin qu'elles préparent à celui qui doit bientôt ressusciter.