Marc 15, 37

Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.
Louis-Claude Fillion
Ce cri poussé d’une voix forte était le cri d’un vainqueur plutôt que celui d’un agonisant. Jésus expira donc dans la plénitude de sa liberté, et non comme une victime de la sentence terrible qui a condamné tous les hommes à la mort. — « Avant de mourir, Prudhon peignit le Christ mourant (galeries du Louvre), ce beau Christ qui ne ressemble à aucun autre, qui est éclairé d’une lumière fantastique, et dont la sublime figure se perd dans les ombres d’une tristesse infinie ». Ch. Blanc. Autre beau tableau de Lebrun. Fresque de Flandrin à Saint-Germain-des-Prés : les yeux de Jésus ne sont pas encore fermés, mais déjà la mort les envahit ; agonie très émouvante.
Saint Jérôme
Au moment où la chair s'affaiblit, la voix divine fait éclater sa puissance, cette voix qui dit par la bouche du Psalmiste: «Ouvrez-moi les portes de la justice» ( Ps 117) «Jésus ayant jeté un grand cri, expira». Nous qui sommes de la terre, nous n'avons en mourant qu'un reste de voix où la parole même expire sur nos lèvres, mais celui qui vient du ciel a jusqu'à la mort toute la puissance de sa voix.