Marc 15, 17
ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Ils le revêtent d’un manteau rouge. « Comme on avait appelé Jésus le roi
des Juifs, et que le crime que lui avaient reproché les Scribes et les prêtres était d’avoir voulu usurper le
pouvoir sur le peuple d’Israël, les soldats en font le sujet de leurs dérisions, et c’est pour cela que, le
dépouillant de ses habits, ils le revêtent de la pourpre, distinction des anciens rois ». V. Bède. D’après la
relation plus exacte de S. Matthieu, Matth. 27, 28 (voyez le commentaire), c’est d’une chlamyde, d’un de
leurs manteaux écarlates, que les soldats revêtirent Notre-Seigneur. Les anciens auteurs ne se piquent pas
d’une parfaite exactitude lorsqu’il s’agit des couleurs : ils confondent souvent les nuances voisines. C’est
pour cela que S. Marc et S. Jean appellent « vêtement pourpre » ce que S. Matthieu nomme « un manteau
rouge ». Cf. saint Augustin [550]. — Une couronne d’épines. La dérision sera complète : au simulacre d’un
vêtement royal, on ajoute celui du diadème royal.
Ou bien cette pourpre dont le Seigneur est revêtu, c'est sa chair qu'il a exposée aux souffrances, et la couronne d'épines qu'il porte sur sa tête, nos péchés qu'il a pris sur lui.
Ce sont les opprobres du Sauveur qui nous ont délivrés de nos opprobres; ses liens ont brisé nos chaînes; la couronne d'épines qui a ceint son front, nous a mérité le diadème du royaume ( Is 53, 3), et nous avons été guéris par ses blessures.