Marc 15, 16
Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,
Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,
La cohorte romaine se composait de six cent vingt-cinq hommes. ― Dans la cour du prétoire.
Alors les soldats… Le contexte indique qu’il s’agit des soldats romains.
Cf. Matth. 27, 27, « les soldats du gouverneur ». Quand Jésus eut été condamné à mort par le Sanhédrin, les
valets du grand-prêtre se mirent à l’accabler d’outrages. Cf. Marc 14, 63. La soldatesque impériale agit de
même à son égard, quand Pilate eut ratifié la sentence du grand Conseil. — Dans la cour du prétoire. Plus
exactement, d’après le texte grec, « dans la cour, qui est le prétoire ». La scène à laquelle nous venons
d’assister s’était passée dans la cour extérieure du palais qui servait de résidence à Pilate, et qui portait le
nom de prétoire selon la coutume romaine ; celle du couronnement d’épines aura lieu dans la cour intérieure,
avec laquelle la caserne était sans doute en communication. — Ils rassemblent toute la cohorte. La cohorte
formait la dixième partie de la légion, et comprenait de cinq à six cents hommes [548]. Le « Procurateur » de Judée avait six cohortes à sa disposition : cinq d’entre elles étaient stationnées à Césarée de Palestine ; la
sixième restait à Jérusalem [549].
La misérable vanité des soldats qui mettent leur joie dans les opprobres sans mesure dont ils chargent le Sauveur, fait voir ici tout ce dont elle est capable: «Alors les soldats, l'ayant amené dans la salle du prétoire, le revêtirent d'un manteau d'écarlate», etc.
Revêtons-nous nous-mêmes de cette pourpre royale, car nous devons marcher comme des rois, foulant aux pieds les serpents et les scorpions ( Lc 10, 19), et triomphant du péché. Car nous sommes appelés chrétiens, c'est-à-dire consacrés par l'onction, comme les rois qui portaient ce même nom. Prenons donc la couronne d'épines, c'est-à-dire hâtons-nous de nous couronner de mortification, d'abstinence, de pureté.
Dans le sens mystique, Jésus est dépouillé de ses vêtements, c'est-à-dire des Juifs; il est revêtu de pourpre, c'est-à-dire de l'Eglise formée des Gentils, qu'il a comme recueillie sur les rochers de la mer. Il se dépouille de cette Eglise à la fin du monde à cause de ses scandales, et il se revêt de nouveau du peuple juif; car «lorsque la plénitude des nations sera entrée, tout Israël sera sauvé». ( Rm 11)