Marc 13, 2
Mais Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. »
Mais Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. »
Le disciple qui avait pris la parole semblait
sous-entendre : De pareilles constructions défient les ravages du temps ! Jésus le détrompe en lui révélant
leur triste destinée — Toutes ces grandes constructions est emphatique et correspond à « quelles pierres et
quelles constructions » du v. 1. — Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. Deux négations,
deux circonstances qui fortifient la pensée. Le grec serait mieux traduit par « qui ne soit désagrégée, séparée
des autres pierres ». Quarante ans s’étaient à peine écoulés depuis cette prédiction, qu’elle était déjà en
grande partie réalisée. Le vent des jugements divins avait passé sur le temple de Jérusalem, comme sur les
palais de Thèbes et de Ninive. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Rien, absolument rien ; car, à vrai dire, les
pierres énormes qui attirent encore l’attention des pèlerins ne faisaient point partie du temple : elles
formaient ou des murs d’enclos ou des substructions destinées à soutenir les terrasses.
Comme le Seigneur leur avait parlé à diverses reprises de la destruction de Jérusalem, ses disciples s'étonnaient du triste sort réservé à des édifices dont la magnificence égalait la grandeur; ils lui montrent donc la riche structure du temple; et Notre-Seigneur prédit que non-seulement il sera détruit, mais qu'il n'en restera point pierre sur pierre. «Jésus leur répondit: Voyez-vous ces grandes constructions, tout sera détruit, et il n'en restera point pierre sur pierre». On objectera peut-être pour accuser la véracité du Sauveur, que les ruines du temple sont restées en grand nombre; cette objection n'est pas fondée, car en supposant qu'il soit resté quelques ruines de cet édifice, cependant jusqu'à la consommation des siècles, il n'en restera point pierre sur pierre. D'ailleurs l'histoire rapporte qu'lius Adrien renversa de fond en comble la cité et le temple, et accomplit ainsi littéralement la prédiction du Sauveur.
On peut dire encore que le Seigneur prédit à ses disciples la catastrophe des derniers temps de la Judée, c'est-à-dire la destruction du temple et du peuple juif avec son attachement à la lettre dont il ne restera point pierre sur pierre, des témoignages des prophètes, sur ceux contre lesquels les Juifs les faisaient retomber, comme sur Esdras, Zorobabel et les Macchabées.