Marc 12, 44
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Le Sauveur explique maintenant son
étonnante assertion. Les autres ont donné de leur abondance, de leur superflu : cette pauvre veuve a donné au
contraire de son indigence. Aux autres il est donc resté plus ou moins : à cette veuve il n’est absolument rien
resté. — Tout ce qu’elle possédait : elle ne s’est pas même réservé un lepton ! — Tout ce qu’elle avait pour
vivre est une apposition emphatique à Tout ce qu’elle possédait. Le grec porte littéralement : « toute sa vie ».
— Une grande leçon se dégage de ce gracieux épisode, par lequel se termine si suavement le ministère public
de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Non pas combien, mais de combien ». Beaucoup d’âmes l’ont comprise.
Du haut du ciel, comme autrefois de la cour du temple, Jésus voit et bénit ces humbles ouvrières, ces enfants
pauvres, qui donnent en faveur des bonnes œuvres « tout ce qu’ils ont pour vivre ».
Ou bien dans un autre sens cette veuve, c'est l'âme de l'homme qui laisse Satan, à qui elle s'était attachée; elle jette deux pièces de monnaie dans le trésor du temple, c'est-à-dire le corps et l'esprit, le corps par l'abstinence, l'esprit par l'humilité. Ainsi mérite-t-elle d'entendre qu'elle a donné tout ce qui lui restait pour vivre, et qu'elle en a fait un sacrifice, en ne réservant rien de ce qu'elle possédait.