Marc 12, 36

David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !”

David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !”
Louis-Claude Fillion
David lui-même. Le pronom « lui-même » est emphatique. De même au verset suivant. David, parlant dans le Ps 109 (108 d’après l’hébr.) comme un prophète inspiré, et donnant au Messie le titre de Mon Seigneur, ne contredit-il pas l’assertion des Scribes ? Est-il possible en effet qu’on soit en même temps le fils et le Seigneur de quelqu’un ? Telle est l’objection proposée par Jésus. Voyez l’explication détaillée dans l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 22, 43.
Saint Théophylacte d'Ohrid
Or, Jésus-Christ prouve ici qu'il est le Seigneur par les paroles même de David: «Car David parle ainsi par l'Esprit saint: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Asseyez-vous à ma droite». C'est-à-dire vous ne pouvez objecter que David, en parlant de la sorte, n'était point inspiré, car c'est vraiment dans l'Esprit saint qu'il l'a appelé son Seigneur. Il prouve ensuite qu'il l'est véritablement par ces paroles: «Jusqu'à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied», car les Juifs étaient eux-mêmes les ennemis dont Dieu le Père faisait le marchepied de son Fils. Que ce soit Dieu le Père qui assujettisse au Fils ses ennemis, c'est une preuve non point de l'impuissance du Fils, mais de l'unité de nature qui les fait agir conjointement l'un dans l'autre. En effet, le Fils assujettit aussi au Père ses ennemis, parce qu'il le glorifie sur la terre ( Jn 17, 4)