Marc 12, 15
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Connaissant leur hypocrisie. C’était là en effet l’œuvre
d’une hypocrisie consommée. S. Matthieu et S. Luc emploient d’autres expressions, « astuce, fourberie », et
« adresse, ruse ». Ces petites variantes sont intéressantes à étudier. — Pourquoi me tentez-vous ? Jésus
prouve, par cette parole, qu’il n’est pas dupe de leur malice. — Apportez-moi un denier. Le verbe
apportez-moi paraît supposer que les Pharisiens tentateurs n’avaient pas sur eux le denier demandé : d’aussi
saints personnages auraient sans doute craint de se profaner en portant habituellement dans leur bourse une
pièce de monnaie couverte de symboles et de titres païens. Mais ils n’avaient qu’à faire quelques pas pour
aller la demander à l’un des changeurs du temple.
C'est-à-dire, que vous seriez prêt à refuser tout honneur à César, si vous ne le pouviez qu'aux dépens de la vérité: «Mais vous enseignez la voie de Dieu dans la vérité», etc. Leur question perfide cachait de toute part un précipice, si Jésus répondait qu'il est permis de payer le tribut à César, ils exciteraient contre lui le peuple, en l'accusant de vouloir le réduire en servitude. Si au contraire, il défendait de payer le tribut, ils le présenteraient comme un homme qui soulevait le peuple contre César. Mais celui qui est la source de la sagesse sut échapper à leurs embûches. «Jésus, connaissant leur hypocrisie, leur dit: Pourquoi me tentez-vous? Apportez-moi un denier».