Marc 12, 13

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
Louis-Claude Fillion
Quoique éconduits honteusement, et quoique incapables d’en venir sur l’heure aux voies de fait à l’égard de leur ennemi, les Sanhédristes essaient pourtant encore, par des questions captieuses, d’amoindrir son autorité devant le peuple. Ne pouvant plus se présenter en personne après les scènes humiliantes que nous venons de lire, ils se font remplacer par une députation, composée de Pharisiens choisis parmi leurs disciples (cf. Matth. 22, 16) et d’un certain nombre d’Hérodiens. Voyez sur ces derniers la note de Marc 3, 6, et l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 22, 15. — Pour l’attraper… ; dans le grec, une expression qui fait image, car elle signifie littéralement : « afin qu’ils lui fissent la chasse » [482]. S. Matthieu emploie une figure analogue (« le surprendre ».
Saint Bède le Vénérable
Les princes des prêtres cherchaient à se saisir de Jésus, mais ils craignaient le peuple; ce qu'ils n'osent donc faire par eux-mêmes, il essaient de le mettre à exécution par l'intermédiaire du pouvoir séculier, pour se décharger de la responsabilité de sa mort. «Et ils lui envoyèrent quelques-uns des pharisiens et des hérodiens».