Marc 11, 9
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Le cortège entoure Jésus de toutes parts. Comme un triomphateur, le divin Maître s’avance au
milieu de cette procession glorieuse. — Hosanna ! Sur ce mot hébreu, voyez l’Évangile selon S. Matthieu,
Matth. 21, 9. Contre sa coutume, S. Marc n’en donne pas la traduction ; mais les chrétiens de Rome en
devaient connaître la signification, car Hosanna, de même que les expressions analogues Amen, Alléluia,
s’était introduit de bonne heure dans la liturgie de l’Église du Christ.
Sous les pieds de l'ânon; «d'autres coupaient des branches d'arbres et en jonchaient le chemin», beaucoup plus pour la décoration de la route et comme symbole que par nécessité. «Et ceux qui marchaient devant, et ceux qui suivaient, criaient: Hosanna !» etc. Tant que le peuple ne fut point corrompu, il eut le sentiment de ce qu'il devait faire; il honore Jésus suivant la mesure de son pouvoir, et pour le louer, il emprunte l'hymne de David et chante Hosanna! ce qui, selon quelques-uns, signifie: Sauvez-moi; selon d'autres: Hymne. Le premier sens me paraît plus vraisemblable, car on lit dans le psaume 117: «O Seigneur, sauvez-moi !» en hébreu: Hosanna.
Ils crient hosanna, c'est-à-dire, sauvez-moi, pour lui demander que les hommes soient sauvés par ce Sauveur béni, par ce vainqueur, qui vient au nom du Seigneur (c'est-à-dire, de son Père), car c'est du Père que le Fils prend son nom, comme c'est du Fils que le Père reçoit le sien.
Ou bien encore, ces vêtements dont ils couvrent l'ânon, c'est la robe première d'immortalité ( Lc 15, 28) dont se revêtent les gentils par le baptême. Jésus monte sur cet ânon, c'est-à-dire, qu'il commence à régner sur eux pour substituer à l'empire du péché dans une chair voluptueuse, celui de la justice, de la paix et de la joie dans l'Esprit saint ( Rm 6, 12; 14, 17). «Un grand nombre étendent leurs vêtements le long du chemin sous les pieds de l'ânon». Que figurent les pieds? les derniers d'entre les fidèles que l'Apôtre établit pour juger leurs frères». (2Co 2), ils étendent sur la voie des commandements de Dieu leur bonne renommée; ceux qui marchaient en avant, sont les prophètes, et ceux qui suivaient, les Apôtres.
Ils rendent donc gloire à Dieu, en s'écriant: «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !» Ils bénissent aussi le royaume de Jésus-Christ; en ajoutant: Béni soit le règne de notre Père David qui va commencer !