Marc 11, 17
Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Le verbe enseignait, mis à l’imparfait, a fait croire à plusieurs exégètes que les paroles attribuées à
Notre-Seigneur seraient simplement le résumé d’un discours qu’il aurait prononcé après l’expulsion des
vendeurs. Opinion assez peu vraisemblable. — N’est-il pas écrit… ? Le Sauveur justifie par deux paroles
inspirées, Es 56, 7 et Jr 7, 11, l’action de zèle à laquelle il venait de se livrer. Le temple était une maison de
prière ; mais on l’avait honteusement changé en un antre de brigands : Jésus, en vertu de ses droits
messianiques, l’a purifié, lui a rendu sa destination première. — Pour toutes les nations. S. Marc a seul cité ces mots du texte d’Isaïe. Ils convenaient d’autant mieux, que la scène se passait dans une cour ouverte aux
païens aussi bien qu’aux Juifs.
Le Sauveur appelle le temple une caverne de voleurs à cause du gain qu'on y réalisait. Il est, en effet, une espèce de voleurs qui se réunissent dans ce dessein, et il leur donne le nom de voleurs, parce qu'ils ne vendaient les animaux destines aux sacrifices que par le désir effréné du gain.
C'est pour toutes les nations, et non pas seulement pour la seule nation juive ou pour la seule ville de Jérusalem, et ce n'est nullement une maison de taureaux, de boucs ou de béliers, mais une maison de prière.
Ce sont les paroles d'Isaïe ( Is 56, 7), «mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs».