Marc 10, 51
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
35. Cela est manifeste lorsque nous le voyons à l’œuvre. Il est toujours à la recherche, toujours proche, toujours ouvert à la rencontre. Nous le contemplons s’arrêter pour parler avec la Samaritaine au puits où elle va prendre de l’eau (cf. Jn 4, 5-7). Nous le voyons, au milieu de la nuit, rencontrer Nicodème qui a peur d’être vu avec Lui (cf. Jn 3,1-2). Nous l’admirons se laisser laver les pieds, sans honte, par une prostituée (cf. Lc 7, 36-50) ; dire à la femme adultère les yeux dans les yeux : je ne te condamne pas (cf. Jn 8, 11) ; affronter l’indifférence de ses disciples lorsqu’il dit à l’aveugle sur la route avec tendresse : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Mc 10, 51). Le Christ montre que Dieu est proximité, compassion et tendresse.
Que veux-tu que je te fasse ? Question bien surprenante en
apparence. « Celui qui pouvait rendre la lumière ignorait-il donc ce que voulait l’aveugle ? Il s’informe pour
qu’on demande. Il interroge pour disposer le cœur à la prière ». V. Bède. — Rabbouni. Tandis que les deux
autres Évangélistes traduisent ce titre par Κύριε (Seigneur), S. Marc le cite en hébreu, tel qu’il fut prononcé.
Cf. Jean 20, 16. « Rabbouni » est un augmentatif de Rabbi, voyez l’Évangile selon S. Matthieu, Matth. 23, 7.
«L'aveugle lui répondit: Seigneur, faites que je voie». Cet aveugle n'a qu'un désir, celui de voir la lumière, car quels que soient les autres biens qu'il puisse posséder, sans la lumière, il lui est impossible de les voir.