Marc 10, 47
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Jésus, Fils de David. Nous avons vu en plusieurs endroits que telle était
la dénomination habituelle et populaire du Messie. Bartimée croyait donc depuis quelque temps déjà que
Jésus était le Christ. Sa foi sera bientôt récompensée. — Ayez pitié de moi. Ce « Kyrie eleison » du pauvre
aveugle de Jéricho était un nouvel hommage adressé à Notre-Seigneur, auquel il reconnaissait le pouvoir
d’accomplir des miracles. C’est d’ailleurs, dans les écrits inspirés [452] comme chez les auteurs profanes
[453], le cri bien naturel de tous les malheureux.
Le peuple juif, qui conserve les Écritures sans les accomplir, est aussi figuré par ce mendiant du chemin, qui souffre de la faim. Il crie: «Fils de David, ayez pitié de moi», parce que c'est par les mérites des patriarches, que le peuple juif peut obtenir la grâce de la lumière. Des menaces multipliées lui imposent silence; ce sont les péchés et les démons qui étouffent le cri du pauvre; mais cet aveugle redouble ses cris, car plus la lutte devient violente, plus aussi il faut lever les mains avec de grands cris vers la pierre du secours ( Ex 17, 11; 1 R 4), c'est-à-dire, vers Jésus de Nazareth.