Marc 10, 11
Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.
Nombreux sont aujourd’hui, dans bien des pays, les catholiques qui ont recours au divorce selon les lois civiles et qui contractent civilement une nouvelle union. L’Église maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ (" Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère " : Mc 10, 11-12), qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était. Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Dès lors ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent pas exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète.
Et il leur dit. Interrogé par les Apôtres, Jésus se borne à reproduire sa
décision antérieure sous une forme nouvelle et plus énergique. — Quiconque renvoie sa femme… S. Marc,
de même que S. Luc, omet la fameuse clause « si ce n’est en cas d’infidélité », que nous avons rencontrée
dans le premier Évangile (Matth. 5, 32 ; 19, 9) et dont le protestantisme a si souvent abusé. Cette omission
prouve que le langage du Sauveur, même tel qu’on le lit dans S. Matthieu, doit s’entendre d’une manière
absolue. Autrement, comment expliquer l’oubli d’une restriction si importante ? — Commet un adultère à
l’égard de celle-là. Le pronom désigne-t-il la femme légitime, injustement renvoyée, sa femme, ou bien la
personne à laquelle on se sera uni par des liens criminels, une autre ? Les exégètes sont partagés à ce sujet.
La première opinion nous parait plus probable. Quoi qu’il en soit, l’union contractée dans les circonstances
indiquées par Jésus n’est pas un mariage ; le divin Maître lui inflige le nom infamant d’adultère.
L'Évangéliste dit que les Apôtres l'interrogèrent une seconde fois, parce que leur question n'est que la répétition de celle des pharisiens, et qu'elle a pour objet l'état du mariage. Et cette répétition n'est pas inutile; car la réponse que renouvelle le Verbe, loin de produire l'ennui, est un nouveau stimulant pour la faim et la soif. «Ceux qui me mangent, auront encore faim, et ceux qui ne boivent auront encore soif» ( Qo 24). Quand une âme a une fois goûté les enseignements de la sagesse, plus doux que le miel, son amour fait qu'elle y trouve une saveur délicieuse. Aussi le Sauveur s'empresse-t-il de renouveler l'instruction qu'il vient de donner: «Quiconque renvoie sa femme pour en épouser une autre, commet un adultère à son égard».