Luc 9, 34
Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
Une nuée : « lumineuse », ajoute S. Matthieu. - Et les couvrit,
c'est-à-dire Jésus, Moïse et Elie, comme il ressort du contexte : ils entrèrent dans la nuée, qui était
précisément destinée, dit S. Ambroise, à leur permettre de supporter la présence de la divinité. Ce nuage
brillant fut sans doute de même nature qui celui qui voila plus tard le Sauveur montant au ciel, Act. 1, 9. - Ils
furent effrayés à la vue de cette nouvelle manifestation surnaturelle, plus mystérieuse que toutes les
précédentes.
Pendant que Pierre disait: «Faisons trois tentes», le Seigneur se construit une tente qui n'est pas faite de main d'homme, et il y entre avec les prophètes: «Il parlait encore, lorsqu'une nuée se forma et les enveloppa de son ombre», Le Sauveur montre ainsi qu'il n'est pas inférieur à son Père, car de même que dans l'Ancien Testament, nous lisons que Dieu habitait dans une nuée, ainsi le Seigneur est enveloppé d'une nuée non plus ténébreuse mais éclatante.
Les disciples, ne pouvant supporter l'éclat de cette gloire, sont saisis de crainte, et se prosternent en s'humiliant sous la main puissante de Dieu, car ils se rappelaient ces paroles dites à Moïse: «L'homme qui verra ma face, ne vivra point». Et ils furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée.