Luc 9, 26

Celui qui a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire, la sienne, celle du Père et des saints anges.

Celui qui a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire, la sienne, celle du Père et des saints anges.
Louis-Claude Fillion
« Rendre la pareille », et jamais les vengeances de Jésus n'auront été plus légitimes, tant il est honteux et lâche de rougir de lui et de sa doctrine après tout ce qu'il a daigné faire pour nous. - Ici encore nous avons une légère modification (cfr. Matth. 16, 27 ; Marc. 8, 38). Notre-Seigneur mentionne trois gloires distinctes dont il sera magnifiquement entouré quand il viendra juger les hommes à la fin des temps : sa gloire personnelle, la majesté de son Père céleste, et l'éclat brillant des anges qui composeront sa cour.
Saint Grégoire le Grand
La sainte Église traverse deux sortes de temps dans la vie présente, les temps de persécution et les temps de paix, et Notre-Seigneur donne ici des préceptes pour ces deux circonstances si différentes. Dans les temps de persécution, il faut être prêt à sacrifier son âme, c'est-à-dire sa vie, selon ces paroles: «Celui qui perdra sa vie»; dans les temps de paix, au contraire, il faut s'appliquer à réprimer les désirs terrestres, qui exercent sur nous une influence tyrannique, et c'est à quoi Notre-Seigneur nous engage par ces paroles: «Que sert à l'homme de gagner tout l'univers, s'il vient à perdre son âme ?» Souvent nous méprisons les choses fragiles et passagères, mais nous sommes encore retenus par l'habitude du respect humain, qui nous empêche de professer publiquement les sentiments de droiture et de justice, que nous conservons au dedans de nous-mêmes. Notre-Seigneur nous donne un remède convenable pour cette blessure: «Car si quelqu'un rougit de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme rougira de lui».
Saint Cyrille d'Alexandrie
Il pénètre ses disciples d'une crainte salutaire en leur annonçant qu'il descendra des cieux, non plus dans son premier état d'humiliation, et sous une forme semblable à la nôtre, mais dans la gloire du Père et au milieu des anges: «Lorsqu'il viendra dans sa majesté et dans celle du Père; et des saints-anges»;. Ce sera donc un malheur affreux de paraître avec le signe de l'inimitié, et les mains vides de bonnes oeuvres, lorsque ce grand juge descendra au milieu des célestes cohortes des anges. Apprenez encore de là que pour avoir pris une chair semblable à la nôtre, le Fils n'en est pas moins Dieu, puisqu'il annonce qu'il viendra dans la majesté de Dieu son Père, environné des anges qui exécuteront les ordres qu'il leur donnera comme juge de tous les hommes, lui qui s'est fait homme-semblable à nous.