Luc 9, 2
il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.
il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.
Dès le début de sa vie publique, Jésus choisit des hommes au nombre de douze pour être avec Lui et pour participer à sa mission (cf. Mc 3, 13-19) ; il leur donne part à son autorité " et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et guérir " (Lc 9, 2). Ils restent pour toujours associés au Royaume du Christ car celui-ci dirige par eux l’Église :
Prêcher le
royaume de Dieu, tel était le but principal de l'envoi des Douze. Guérir les maladies était, ainsi qu'il vient
d'être dit, un moyen d'atteindre plus aisément ce but. Toutefois, et cela ressort très nettement de la narration
plus explicite de S. Matthieu, 10, 7, les Apôtres n'avaient pas à s'étendre alors sur la nature, les conditions,
etc. du royaume de Dieu : ils devaient simplement en annoncer le prochain établissement par le Christ.
Mais ce n'est qu'après qu'il les a fortifiés par un long commerce avec lui, et qu'ils ont acquis une conviction raisonnée de sa puissance qu'il leur donne cette mission: «Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu». Remarquez l'objet précis de leur mission, ce n'est point d'annoncer des choses temporelles, comme Moïse et les prophètes, qui promettaient la terre et les biens de la terre, les Apôtres annoncent et promettent le royaume de Dieu et tout ce qu'il renferme.
Cette recommandation a donc pour objet de les éloigner de tout attachement aux biens de la terre, et de toutes les préoccupations de la vie. Il mettait ainsi à l'épreuve leur foi et leur courage en leur faisant un devoir devant lequel ils ne reculeraient pas, de vivre au milieu des privations de la vie la plus pauvre. Il était juste qu'il y eût entre eux et leur divin Maître une espèce d'échange, et qu'ils reconnussent le pouvoir qu'il leur avait donné de guérir les malades par une obéissance parfaite à ses commandements. Il veut en faire les soldats du royaume de Dieu, il les prépare donc au combat contre les ennemis, en leur recommandant la pratique de la pauvreté: «Car celui qui est enrôlé au service de Dieu, ne doit pas s'embarrasser dans les affaires du siècle».