Luc 8, 45
Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent. »
Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent. »
Qui est-ce qui m'a touché ? Dans S. Marc : « Qui a touché mes
vêtements ? ». La première de ces deux questions est la plus naturelle. « Le Christ, dit Tertullien (contr.
Marc. l. 4, c. 20), parle comme s'il l'ignorait, pour obtenir un aveu. C'est ainsi que Dieu avait interrogé
Adam ». - Tous s'en défendaient (détail tout à fait graphique) est une particularité de S. Luc ; de même la
mention expresse de S. Pierre ; de même l'emploi de deux verbes synonymes, vous pressent et vous
accablent, pour mieux marquer la presse qui se faisait alors autour de la personne sacrée du Sauveur. - Ne
serait-il pas plus juste, semblent dire les Apôtres, de demander qui ne vous a pas touché ?
Or, Notre-Seigneur entendit les pensées de cette femme, toute muettes qu'elles étaient, et il guérit sans proférer une seule parole celle qui le priait en silence, en lui laissant pour ainsi dire dérober sa guérison, mais il publie ensuite ce miracle: «Et Jésus dit: Qui m'a touché ?»