Luc 8, 44
s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta.
s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta.
A bout de ressources, l'hémorrhoïsse pense, elle aussi, à Jésus. Mais espérant
obtenir, sans avoir à faire une confession pénible, la faveur qu'elle ambitionnait, elle profite à merveille de
l'occasion, et réussit à toucher la frange de son vêtement (voyez, sur cette expression, l'Evang. selon S.
Matth., p. 183). Sa confiance n'avait pas été vaine, car, ainsi que l'expose S. Luc avec une précision toute
médicale, aussitôt sa perte de sang s'arrêta (comparez la vague formule de S. Matthieu et la phrase élégante
de S. Marc).
Celui qui approche l'oeil d'une vive lumière, en ressent aussitôt les effets; les épines s'embrasent au premier contact du feu; ainsi, quiconque s'approche avec foi de celui qui peut le guérir, obtient aussitôt sa guérison: «Et aussitôt sa perte de sang s'arrêta». Ce ne furent pas les seuls vêtements du Sauveur qui produisirent ce merveilleux effet (car les soldats les tirèrent au sort entre eux, sans éprouver rien de semblable) (cf. Mt 27,35 Mc 15,34 Jn 19,23-24 ), mais elle fut guérie par la vivacité de sa foi. Elle crut, et aussitôt elle fut guérie, et elle suivit ici un ordre vraiment admirable en ne touchant extérieurement le Sauveur qu'après l'avoir touché spirituellement par la foi.
Quels éloges ne méritent pas, cette femme qui, dans l'épuisement de ses forces, causé par cette perte continuelle de sang, au milieu de tout ce peuple qui s'empresse autour du Seigneur, soutenue par sa foi et par le désir d'être guérie, traverse la foule, et, se dérobant aux regards du Sauveur, se tient derrière lui, et touche la frange de son vêtement (cf. Nb 15,38 )