Luc 8, 34

Voyant ce qui s’était passé, les gardiens du troupeau prirent la fuite ; ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,

Voyant ce qui s’était passé, les gardiens du troupeau prirent la fuite ; ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
Louis-Claude Fillion
Nous passons aux effets immédiats du prodige sur les porchers, sur les habitants de la contrée et sur le démoniaque. Les pâtres allèrent en courant porter la nouvelle à Gadara et dans les métairies ou hameaux isolés qui étaient sur leur passage.
Tite de Bostra
Cependant les gardiens prennent la fuite dans la crainte de périr avec leurs pourceaux: «Ce qu'ayant vu, les gardiens s'enfuirent, et en portèrent la nouvelle dans la ville et dans les villages», semant dans l'âme de leurs habitants la crainte et l'effroi, par le récit de cet événement. La perte qu'ils viennent d'essuyer les fait venir trouver le Sauveur: «Plusieurs sortirent pour voir ce qui était arrivé, et ils vinrent à Jésus». Voyez comme en châtiant les hommes dans leurs biens temporels, Dieu se rend le bienfaiteur de leurs âmes. Lorsqu'ils furent arrivés, ils trouvèrent parfaitement guéri celui que le démon ne laissait pas un seul moment en repos: «Et ils trouvèrent assis à ses pieds l'homme de qui les démons étaient sortis, vêtu et sain d'esprit, lui qui, jusque-là, était toujours sans vêtement, car cet homme ne quittait pas les pieds de celui à qui il devait sa guérison. A la vue de cette guérison miraculeuse, ils furent saisis d'admiration et d'étonnement: «Et ils furent remplis de crainte»,ajoute l'Évangéliste, tant parce qu'ils virent de leurs yeux que parce qui leur était raconté: «Et ceux qui avaient vu, leur racontèrent comment il avait été délivré de la légion». Leur premier sentiment devait être de supplier le Seigneur de ne point s'éloigner, mais de garder leur pays contre les nouvelles attaques du démon, mais non, la crainte leur fait sacrifier leur propre salut, et ils prient le Sauveur de s'éloigner d'eux.