Luc 8, 29

En effet, Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, car l’esprit s’était emparé de lui bien des fois. On le gardait alors lié par des chaînes, avec des entraves aux pieds, mais il rompait ses liens et le démon l’entraînait vers les endroits déserts.

En effet, Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, car l’esprit s’était emparé de lui bien des fois. On le gardait alors lié par des chaînes, avec des entraves aux pieds, mais il rompait ses liens et le démon l’entraînait vers les endroits déserts.
Louis-Claude Fillion
Cette réflexion de l'évangéliste explique pourquoi le démon priait Jésus avec tant d'insistance de ne pas l'expulser du corps qu'il possédait. Jésus insistait donc lui aussi pour contraindre le démon de se retirer. - Depuis longtemps… La description précédente du démoniaque, v. 27, avait rapport à son état présent, tel qu'il frappa les regards du Sauveur et des disciples ; celle-ci est relative au passé, et décrit l'histoire antérieure du malheureux possédé. - Entraîné… dans les déserts : encore une particularité de S. Luc. Les déserts n'ont jamais manqué dans les régions situées à l'E. et au S. E. du lac de Tibériade.
Saint Cyrille d'Alexandrie
Considérez quel mélange à la fois de crainte, d'audace et de désespoir extrêmes; c'est le désespoir, en effet, qui lui dicte ces paroles pleines d'audace: «Qu'y a-t-il entre vous et moi, Jésus, Fils du Dieu très-haut? et c'est sous l'impression de la crainte qu'il lui fait cette prière: «Je vous en conjure, ne me tourmentez pas». Mais situ reconnais qu'il est le Fils du Dieu très-haut ! tu avoues donc qu'il est le Dieu du ciel et de la terre, et de tout ce qu'ils renferment. Pourquoi donc oses-tu usurper ce qui n'est pas à toi, mais n'appartient qu'à Dieu seul, en lui tenant ce langage: «Qu'y a-t-il entre vous et moi ?» Quel est le prince de la terre qui laisserait impunément les barbares attaquer les sujets de son empire: «Car Jésus commandait à l'esprit impur de sortir de cet homme», et l'Évangéliste justifie l'urgence de ce commandement, en ajoutant: «Depuis longtemps, en effet, il était sous sa puissance»,etc.