Luc 7, 49
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Et ils commencèrent … S. Luc aime à relever par cette
expression pittoresque le commencement des actions que signale son récit. Cfr. 38, etc. - En eux-mêmes :
chacun au fond de son cœur. Il n'y eut pas, du moins immédiatement, échange de réflexions entre les invités.
- Quel est celui-ci, qui remet les péchés… « On peut donner deux sens à ces paroles, l'un bon et l'autre
mauvais. Le bon est de dire que les assistants… admirent ici la plénitude du pouvoir de Jésus-Christ, qui peut
aussi remettre les péchés. Il faut que cet homme ne soit pas un simple prophète, parce que non-seulement il
ressuscite les morts, mais aussi il pardonne les péchés (Grotius et d'autres). Le mauvais sens est de dire dans
un esprit de critique : Cet homme est un blasphémateur. Qui peut remettre les péchés si ce n'est Dieu ? ».
Calmet, h. l. Tout porte à croire que ce second sens est le vrai. Cfr. 5, 21 ; Marc. 2, 7.
Cette femme donc qui était venue malade trouver le médecin, obtient sa guérison, mais cette guérison même devient pour ceux qui en sont témoins une cause de maladie: «Et ceux qui étaient à table avec lui, dirent en eux-mêmes: Qui est celui-ci qui remet même les péchés ?» Mais le céleste médecin n'a point d'égard pour ces malades dont l'état ne fait qu'empirer par l'effet même des remèdes qui devaient les sauver, tandis qu'il fortifie par une parole de miséricorde celle qu'il venait de guérir: Mais Jésus dit encore à cette femme: Votre foi vous a sauvée», parce qu'en effet, elle n'a point hésité de croire qu'elle obtiendrait ce qu'elle demandait.